CHAPITRE XIV
PARIS
Paris Personne. — Tout le monde soldat. — Les vivres. — Lerationnement. — Les queues. — Chiens et chats. — Les ani-maux du Jardin d’acclimatation.— Trompe et pieds d’éléphants.
— Prix des denrées. — Les théâtres. — Le gaz et les ballons.
— Les pigeons voyageurs. — Restaurants. — Cantinières etambulancières. — Un ami.
Le Parisien s’exagère sans doute l’importance desa ville, et il porte à rire quand il en fait le centre dumonde; mais on ne peut lui refuser un attachementsérieux, profond, invétéré, au coin de terre qu’ilhabile. Si le premier de ces deux sentiments a besoind'ôtre excusé, le second n’a pas besoin d’être expli-qué; car Paris, je l’avoue, a tout ce qu’il faut pourséduire, non pas seulement le badaud ou le viveur,mais le penseur et l’artiste.
Où trouver une ville qui ait une physionomie à lafois plus vivante et plus caractéristique, plus à elle,mieux faite pour tenter le pinceau, la plume, pouïamorcer le rêve ou piquer la curiosité?
Paris vit, Paris a un visage, des gestes, des habitudes,