PARIS.
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officiers, une pratique suffit à désorganiser la com-pagnie qui la contient, et à laquelle ladite pratiquesert à la fois d’amusement et de dissolvant.
On ne se battait pas, on ne montait pas sa gardetous les jours ; mais on mangeait tous les jours, et laquestion des subsistances était à la fois la plus impor-tante de toutes les questions et celle qui, plus quetoutes les autres, devait influer sur la physionomie deParis.
Aux jours dont je parle, le rationnement étaitrigoureux. On aurait dû l’imposer le lendemain mêmede l’investissement. Mais alors, ceux-là mômes qui gou-vernaient et faisaient des proclamations ne croyaientpas à la durée du siège. Ce ne fut que plus tard quel’on pensa à tenir aussi longtemps que possible, afind’immobiliser le plus d’Allemands qu’on pourraitautour de Paris, et de seconder ainsi l’action du jeunedictateur qui faisait jaillir des armées du sol en lefrappant du pied.
On ne pensa donc au rationnement que trop tard.Si on avait appliqué à temps cette mesure, on eût purésister peut-être un mois de plus; car il est certainqu’au début du siège beaucoup de farine fut gas-pillée.
Le rationnement infligea l’obligation de faire laqueue aux portes des bouchers et des boulangers.Chaque ménage était muni d’une carte délivrée par lesmairies et établissant son droit à tant de grammes deviande ou de pain. La bonne, ou la mère de famille,ou la jeune fille, ou l’enfant, stationnaient des heures
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