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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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PARIS.

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officiers, une pratique suffit à désorganiser la com-pagnie qui la contient, et à laquelle ladite pratiquesert à la fois damusement et de dissolvant.

On ne se battait pas, on ne montait pas sa gardetous les jours ; mais on mangeait tous les jours, et laquestion des subsistances était à la fois la plus impor-tante de toutes les questions et celle qui, plus quetoutes les autres, devait influer sur la physionomie deParis.

Aux jours dont je parle, le rationnement étaitrigoureux. On aurait limposer le lendemain mêmede linvestissement. Mais alors, ceux- mômes qui gou-vernaient et faisaient des proclamations ne croyaientpas à la durée du siège. Ce ne fut que plus tard quelon pensa à tenir aussi longtemps que possible, afindimmobiliser le plus dAllemands quon pourraitautour de Paris, et de seconder ainsi laction du jeunedictateur qui faisait jaillir des armées du sol en lefrappant du pied.

On ne pensa donc au rationnement que trop tard.Si on avait appliqué à temps cette mesure, on eût purésister peut-être un mois de plus; car il est certainquau début du siège beaucoup de farine fut gas-pillée.

Le rationnement infligea lobligation de faire laqueue aux portes des bouchers et des boulangers.Chaque ménage était muni dune carte délivrée par lesmairies et établissant son droit à tant de grammes deviande ou de pain. La bonne, ou la mère de famille,ou la jeune fille, ou lenfant, stationnaient des heures

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