PARIS.
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rat d’égout, bien gras et bien gros, sauf une petiteodeur musquée, il double, avec beaucoup de poivreet de muscade, sans trop d’infériorité, le canard dansune croûte.
Les rats ont, à Paris, certains endroits de prédilec-tion, comme, par exemple, le voisinage des restaurantset des hôtels. Un de leurs paradis favoris, c’est le Jardindes Plantes, où ils disputent aux animaux rares ouaux volatiles la nourriture administrative. Le séjourdu Jardin des Plantes leur fut très funeste à cette épo-que, car les employés du Muséum en firent des héca-tombes et les mangèrent.
Les commensaux des rats, c’est-à-dire les animauxde la ménagerie, qui représentent une valeur considé-rable, avaient été pourvus, par les soins de l’adminis-tration que dirige Milne-Edwards, de provisions suffi-santes pour traverser les privations du siège. Il yavait du foin pour les herbivores, du grain pour lesvolatiles, et les carnassiers ne manquèrent jamais derosses succulentes, puisque, lorsque Paris se rendit, ily restait encore plus de trente mille chevaux.
Mais, s’ils avaient de quoi vivre, iis n’avaient pas dequoi recevoir, et voilà qu’au début du siège, les ani-maux du Jardin d’acclimatation, chassés du Bois deBoulogne que fouillaient les obus, vinrent demander àleurs confrères l’hospitalité.
Gela ne pouvait durer bien longtemps, et il fallut serésigner à sacrifier les nouveaux venus dès le milieud’octobre.
Yoici un tableau des bêtes vendues, tuées et man-