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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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2S0 JOURNAL düN OFFICIER DORDONNANCE.

les têtes de colonnes devant les Allemands, qui étaientréellement magnifiques au feu : arrivant en massesombres, et, au moment de séparpiller en tirailleurs,levant tout à coup, comme un seul homme, leurs fusilssur leur tête en poussant des hourrahs assourdissants,ce qui avait pour résultat de grandir en quelque sorteles bataillons, comme des figures grotesques de cirque.Les mobiles, qui navaient jamais vu chose pareille,prirent peur. Ladreyt de La Gharrière sélança verseux, et, voulant les entraîner, il mit son képi au bout deson sabre en criant: » En avant! » Il nétait certaine-ment pas à cinquante mètres des Prussiens. Tout àcoup, le képi et le sabre tombèrent ensemble, une balleavait fracassé le poignet du général. Trois minutesaprès, il tombait lui-même, la cuisse percée duneballe. On le rapportait.

Cette retraite laissait à découvert la droite destroupes qui opéraient contre Champigny. Dans laprès-midi, on reforma les mobiles et on ramena la divisionSusbielle à lattaque.

Ses efforts vinrent expirer au pied des crêtes deVilliers que les Prussiens avaient fortifiées, quils gar-nissaient, et qui donnèrent leur nom à cette premièreaffaire.

Le soleil se couchait. Cétait fini pour ce jour-.

Avant de rentrer à Yincennes, le gouverneur men-voya porter un pli à laile gauche qui sétait maintenuedans ses positions, et se trouvait alors Ducrot.

Je fis, en allant et en revenant, deux rencontres biendramatiques. A laller, je me croisai avec le général