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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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VILLIERS-CHAMPIGNY.

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Pourtant, un projectile étant venu tomber sous lenez de son cheval, qui pointa, rester plus longtemps eût été se suicider. Le gouverneur calma sa bête etlentement la retourna dans la direction de Champi-gny. Nous nous trouvions alors entre nos réserves quiavançaient, et la droite de Ducrot qui se portait enavant. Lofficier dordonnance de ce dernier nousquitta après avoir pris les ordres du gouverneur.

Nous dessinions un mouvement général en avant.

La partie du champ de bataille que nous traver-sions étaient littéralement pavée de morts et de bles-sés et parcourue par une dizaine de frères de laDoctrine chrétienne, qui faisaient simplement ethéroïquement leur devoir. Le général salua en pas-sant, et les grands chapeaux noirs se levèrent uninstant.

Un fantassin, à qui un éclat dobus avait fracassélépaule et le bras gauches, couché à terre, se soulevasur son bras droit.

Vous êtes le général Trochu? cria-t-il... Eh bien...vive la France !

Le gouverneur, sans sarrêter, salua encore etrépondit :

Et nous la sauverons, si Dieu le permet.

Un peu plus loin, deux pauvres chevaux, décharnés,de notre artillerie, attelés au même caisson, ont étéblessés. On a coupé les traits et on les a laissés. Lundeux se tient immobile sur trois jambes, la qua trièmoest un moignon rouge. Lautre, qui a dans le flanc untrou dans lequel un enfant pourrait cacher sa tête,

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