BUZENVAL.
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verneur qui croyait tout son monde intact. Au mêmeinstant, un de ses officiers d’ordonnance, le lieutenantd’état-major de Langle s’affaissait sur le cou de soncheval. Une balle de chassepot l’avait atteint en pleinepoitrine et l’avait traversé de part en part. Son frère,officier de mérite, avait été tué au début de la guerre.
Quel retour ce dut être pour Trocbu que cetterentrée à Paris, après ce dernier effort, cette dernièrebataille qui rendait impossible toute nouvelle actionmilitaire, arrêtait les opérations, et forçait les géné-raux à passer la parole aux diplomates !
Si les généraux avaient été plus habiles qu’heureux,les diplomates n’allaient guère être plus heureuxqu’habiles.
Et c’est ainsi que la dernière parole que le gouver-neur entendit prononcer par son armée, fut ce crisinistre : « Les uhlans ! »
Les dépêches s’étaient succédé toutç la journée,confiantes, rassurées, et Paris s’endormit une foisencore dans l’espérance.
Le lendemain, il lut une dernière dépêche du gou-verneur qui annonçait la retraite, et exprimait cetteopinion rassurante qu’on n’aurait jamais assez debrancardiers pour relever les blessés.
Les membres du gouvernement étaient complète-mentatterrés lorsqu’il rentra au Louvre. Quant à l’opi-nion publique, elle s’était énergiquement prononcéecontre lui, non pas seulement l’opinion des violents, —celle-là était connue depuis longtemps, — mais l’opi-nion des modérés, des bourgeois, de tout le monde.
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