A VEKSATTJ.ES.
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lier de M m8 Jessé. La porte s’ouvrit, et M. de Bismarckvint au-devant de moi :
— Je vous attendais, monsieur le comte, me dit-il.J’espère que tout est terminé, et que vous m’apportezla convention signée, ainsi que cela était convenu.
— Je la rapporte en effet à Votre Excellence,répondis-je. Mais afin d’éviter toute perte de temps etde nouveaux voyages inutiles, je ne dois vous laremettre qu’après que Votre Excellence aura consentià y introduire quelques légers changements. Dans lecas où Votre Excellence ne consentirait pas, je doisme retirer jusqu’à la prochaine arrivée de M. JulesFavre.
Le chancelier, qui tendait déjà la main, me montrasoudain un visage animé par l’expression d’une sur-prise irritée.
— Qu’est-ce encore? s’écria-t-il. Tout était con-venu. M. Jules Favre veut-il donc absolument affamersa capitale, et laisser supposer à l’Europe que c’estpar notre faute?
— Monsieur le chancelier, répondis-je, M. JulesFavre n’a pas changé d’idée. Il devait soumettre laconvention au gouvernement. Il l’a soumise, et j’ail’honneur de vous apporter aujourd’hui la réponse dece dernier.
— Voyons, voyons, dit le chancelier. Voyons quelssont ces changements, et s’il est possible de lesaecorder.
— Les voici : 1° Le gouvernement désire que, con-formément aux vœux plusieurs fois exprimés par nos