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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.
conditions de nos climats et ont permis aux glaciers de prendrel’extension extraordinaire dont nous retrouvons les traces, c’esten réalité se payer un peu de mots.
Avouons-le donc franchement.
Les causes de la période glaciaire sont encore pour nous uneénigme. Les résultats seuls sont sous nos yeux; et les hyp 0 'thèses plus ou moins ingénieuses qui ont été faites pour se rendrecompte du phénomène échappent au contrôle direct de l’expé*rience et de l’observation.
XIII
L’étude rationnelle des phénomènes glaciaires date de cifl'quante ans à peine. Les géologues du commencement du sièclene connaissaient pour ainsi dire pas les glaciers et n’avaientjamais cherché à se rendre compte de leur mode de formation ; i' signoraient surtout, de la manière la plus complète, le rôle conside'rable qu’ils ont joué à l’origine de notre période quaternaire)lorsqu’ils débordaient au delà des chaînes de montagnes où nousles voyons confinés aujourd’hui, véritables lacs de glace emp r1 'sonnés dans les cirques des régions supérieures.
Depuis les mémorables séjours sur les glaciers des Alpes d eCharpentier, d’Agassiz, de Desor, de Vogt, de James Forbes, à eBravais, de Dollfus-Ausset, de Tyndall, et grâce aux expérienceset aux savantes recherches de toute une légion de naturalistes ed’explorateurs qui forment ce que l’on a appelé quelquefo 15« l’école des glacialistes », grâce aussi, il faut le dire, à une sort ede passion nouvelle, à un véritable enthousiasme pour les haute 5cimes, qui s’est emparé, depuis près de trente ans, des homme 5de loisir, amis des voyages aventureux, aucune branche dephysique du globe n’est mieux connue, n’a été décrite en me^'leurs termes et n’est devenue plus populaire.
Tous les touristes qui aiment à se rendre compte, mêm ed’une manière superficielle, des grands phénomènes de la natur e >