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Tome premier.
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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.

Durance. — Routes secondaires, ■vice vicinales, vite ierrence. — Dépérisseffl endes routes pendant le moyen âge. — Les routes modernes.

La vallée du Rhône s’ouvre sur la Méditerranée. Celle de I aSaône lui fait suite. La grande rivière de la Bourgogne mêle se ®eaux à celles du fleuve au pied de la colline, autrefois boisée, <l ula supporté les premières assises de la ville celtique de Lugdun u1,t(Lyon). Les deux cours d’eau, exactement orientés dans la dire 0tion du Nord au Sud, sont le prolongement l’un de l'autre. Dep ulSla mer jusqu’au cœur de la France, le Rhône et la Saône sembl ent;couler dans la même vallée et ne font qu’une seule et même Üg nede navigation.

On conçoit aisément le rôle que ce chemin naturel a dû remp

;a lité

dès la plus haute antiquité. « Cette vallée du Rhône est en re>la principale voie historique de la France. La dépression qui s’éte n

au

à la base septentrionale des Pyrénées ne mène directement q ugolfe de Gascogne et par conséquent ne présente au va-et-v* ent;des peuples qu’un espace très limité. Le Rhône, la Saône et l eUrSaffluents conduisent au contraire par divers passages, non s eU ^ment dans toutes les provinces de la France du Nord, nialSencore, par les plaines de la Belgique, dans toute l’Europe sep*tentrionale et, par le détroit de la Manche, dans les îles Brit a °niques. S’il est vrai, d’une manière générale, que la civilisati 011marché de l'Est à l’Ouest, en suivant de rivage en rivage le bas slde la Méditerranée, il n’est pas moins vrai que la ligne pr eS< ldroite formée par le cours du Rhône et de son grand tributaire)Saône, a forcé l’histoire, pour ainsi dire, à faire en cet endroit u °brusque détour vers le Nord, afin de gagner par le chemin le P^ uSfacile le versant océanique du continent.

« Dans la stricte acception du mot, l’étroite vallée du Rhônedevenue un grand chemin des nations; Arles, Vienne, Ly o11Chalon, Dijon en sont les étapes (i). »

est

(i) Él. Reclus, Gêogr. univ„ t. II, ch. m.