LES v OIES ANTIQUES DE LA RÉGION DU RHONE. 57
des
es étapes n’ont été d’ailleurs que des escales pour les bateaux
premiers habitants de notre sol, pendant cette série indéter-ee de siècles à laquelle on ne saurait assigner une durée quel-
c onqu e
i qui a succédé aux dernières périodes géologiques et pré-
les âges historiques les plus reculés.
La mer, « cette route gratuite et éternelle », et les fleuves,« ces ch • • 6
eff nemins qui marchent », dont la descente s’effectue sanse t qu’un halage rudimentaire permet de remonter sur uneS a nde partie de leur cours, ont été, pendant de longs siècles, lesj 01es suivies par le commerce. Tous les échanges, toutes
dations un peu régulières se faisaient par eau ; et, dès l’aubeüe l’histi
ter;
°me, on voit se dessiner le long des côtes de la Médi-
mnée le sillage des navires phéniciens.
j, est: sans doute bien difficile, pour ne pas dire impossible,
p^ V0lr ^ es notions un peu nettes sur les événements qui ont eu
Ur théâtre notre sol gaulois, douze ou quinze cents ans avantnotre ' t
in tre ^ t a bl e e t la légende seules éclairent d’une lueuraine et bien souvent trompeuse cette brume mystérieusei,_ P re miers âges ; et, alors que l’Égypte et la majeure partie de
> s épanouissant en pleine lumière, nous ont laissé, soit
P ar leurs • • .
monuments, soit par leurs écrits, des témoignages încon-
° c d CS ^ SUr merve *h euse prospérité, l’Europe, — l’Europe
re ^, enta ^ e sur tout, — inculte, sauvage, presque inconnue, est
ell 66 l0n g tem P s enveloppée de ténèbres impénétrables. Pour
ret * ^ ^* S ^°^ re > dans le sens réellement scientifique du mot, est en
'Ha ^ s ^ c ^ es ’ et ce n est q ue P eu à P eu ) et d’une
l>cv re ^ or t lente, que l’axe de la civilisation s’est déplacé vers
‘Aident.
de.
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e déplacement, nous venons de le dire, a été la grande œuvrePeuples navigateurs.
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su ° e ^ CS P^ us anc iennes traditions orientales, qui s’est répandueP Ces sivement de l’Asie en Grèce, en Italie, en Gaule et enP a §ne, où elle a subi à diverses reprises des altérations qui en
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na turé quelquefois le fond, parle des voyages accomplis sur