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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
du Caucase jusqu’aux rivages de l’Ibérie et de la Celtique (Gaule ^méridionale) , et qui a parcouru successivement la vallée duDanube et toutes les côtes de la Méditerranée. Peut-être n 'est-ilpas téméraire de voir dans cet Hercule la personnification de l arace pélasgique en Occident (i) et l’indice de la grande migrationde cette race primitive, depuis le Caucase où Prométhée lui traced’avance le programme de ses travaux et l’itinéraire qu’elle doitsuivre jusqu’au Danube, du Danube à l’Adriatique, de l’Adria-tique aux Alpes, des Alpes au Rhône, du Rhône aux Py r ^'nées (2).
Il est cependant plus rationnel de le considérer comme le sym' jbole du peuple phénicien. Melkarth était la divinité poliade deTyr. La légende du dieu nous le représente visitant d’abord l eS ^
côtes méditerranéennes de l’Asie et de l’Égypte, parcourant ,
ensuite le Nord de l’Afrique, puis séparant par une sorte de pr°' |
dige cette Afrique de la partie méridionale de l’Europe (c’est I e P
détroit de Gibraltar moderne), mettant le pied en Espagne, imp° r ' j!tant la civilisation en Gaule, prolongeant son séjour dans la vallee fdu Rhône, dessinant tout le long de ces rivages un collier de |
villes florissantes et laissant enfin, comme souvenir de son p aS ' |
sage, la route la plus ancienne dont les hommes aient conservé Ile souvenir. f
Cette magnifique épopée du Melkarth tyrien n’est, à vrai dire» |
que la traduction poétique des grandes entreprises phéniciennes j;
qui remontent au treizième ou au quatorzième siècle avant notreère. ji
Il est très probable que nous ne connaîtrons jamais qu’imp ar 'faitement l’histoire intérieure de la Phénicie ; et les plus savantes |explorations modernes ont pu à peine jeter quelque jour sur ce t
(1) P. Bial, Chemins, habitations et oppida de la Gaule au temps de Cesa.fiBesançon, 1864.
( 2 ) >I>r,(ii yoùv ITpo(jir)0£Ù; irap’ crjTiô xa0r,yoO|ji.ïvo:; 'HpaxXeï tûv ô6üv tûv ànô k auxàffoj itpi; ta; 'Ecrccepîôac.
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(Strab., Geogr., 1 . IV, c. I.) j