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PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
Après avoir occupé la Propontide et le Pont-Euxin, c'est-à-d> rela mer de Marmara et la mer Noire modernes, ils mirent pied toufà tour sur toutes les îles de la mer Égée. La Crète, Chyp re ’Rhodes leur appartenaient ; le groupe des Cyclades et des Sp°*rades était pour eux comme une seconde patrie. De là ils passèrentsur les côtes de Grèce, d’Égypte, d’Italie, de Sicile, de Sardaig neet du Nord de l’Afrique, où ils fondèrent Utique et Carthag e 'Ils s’emparèrent des Baléares et vinrent occuper une gran^ epartie du Sud de la Bétique, — l’Espagne moderne, — alors presq uesauvage; et, sur cette côte ibérique, ils établirent, d’après St fa 'bon, plus de deux cents colonies, dont la plupart ne nous ^même pas laissé leur nom, mais parmi lesquelles on peut clteTMalacca, Gadès (Cadix), Tartessas. Ils en tiraient du plo rn ^’de l’étain, du fer, de l’argent, même de l’or; ils en exportaient d ublé, des fruits, de la cire, de l'huile. Ils traversèrent les premi erSle détroit de Gibraltar, où la légende place les célèbres colonn eSd’Hercule, pénétrèrent résolument dans l'Océan, et, si l’on eticroit Strabon, plus de trois cents villes auraient été fondées P^eux sur les côtes de l’Afrique occidentale (i).
On les retrouve d'une manière beaucoup plus certaine sur tout ela côte méditerranéenne, doublant le cap de Creux, qui forme I edernier chaînon des Pyrénées orientales, s’arrêtant dans toutes l eScriques de la Gaule, nouant des relations avec les Ibères et l eSLigures, puis, s’arrêtant aux embouchures du Rhône, jetant àMarseille les fondations d’un comptoir qui devait s’élever en P eüde temps à un très haut degré de prospérité, remontant la valléegrand fleuve gaulois, pénétrant même dans celle de la Saône ( 1 2 )’
(1) Strabon est ici évidemment exagéré. L’expédition sur la côte d’Af ri< i u °
est cependant certaine ; et l’on sait même que les Phéniciens remontèrent Jcôtes de l’océan Atlantique vers le Nord jusqu’aux îles Cassitérides (îles Sod‘ n jgués), où ils exploitaient, sur une large échelle, l’étain qui était alors leindispensable à tous les besoins de la vie, et qu’ils pénétrèrent même dans ^Baltique, où ils allaient chercher l'ambre jaune alors employé couramm®comme matière d’échange, presque comme monnaie. — Cf. Hérod., Hist.y !• ’
c. cxv.
(2) La légende d’Hercule lui attribue même la fondation d’un oppidu^ 1 3mont Auxois, sur l’emplacement où l’on devait bâtir plus tard YAlesia celt><l u ’