LES VOIES ANTIQUES DE LA RÉGION DU RHONE. 75
Nous nous contenterons d’en donner un court résumé, d’en indi-quer les traits les plus saillants et les principales étapes.
V
^ On était en l’an de Rome 534, — 219 ans avant J.-C. La ville^ Sagonte, alliée des Romains, rivale de Carthage, avait été assié-détruite en pleine paix. L’histoire nous a laissé, en l’exa-Serant peut-être un peu, le souvenir de son agonie tragique. Lesj Contins mirent eux-mêmes le feu à leur ville, égorgèrent leursv 11111168 et se jetèrent, dit-on, dans les flammes, préférant la mortta servitude (1). Tout ce qui échappa à l’incendie tomba sous le§taive du vainqueur (2). Rome réclama avec hauteur contre cette,0 tance exercée envers une ville amie. Elle exigea impérieuse-j^utque ] e j eune Hannibal, qui avait conduit le siège, lui fût livré.
6 envoya même des ambassadeurs et une escorte pour le saisir
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Espagne. Carthage refusa. C’était la guerre (3).
hannibal avait alors vingt-six ans. Son plan de campagne futa PÎdement préparé. Il espérait trouver en Gaule des auxiliaires,au moins des peuples qu’il pourrait intéresser à son entre-P riSe , peut-être même grouper dans une grande coalition contre laJta'ssance romaine. Le souvenir glorieux des premières expédi-^ ns gauloises en Italie n’était pas effacé. L’éventualité d’un^ U3 uènie sac de Rome était bien faite pour tenter les chefs de ces0f des guerrières et indisciplinées qui voyaient d’assez mauvais
, Q Ne saltem captiva in manus Annibalis perveniret (Saguntum), ingentem7nf^ ni struxit, in quem ardentem ferro etiam trucidatos omnes se suosque
s rilnt - (Saint Augustin, Cité de Dieu, III, xx.)
victricibus Annibalis armis intrà mania urbis suce compulsi quumcarif* n ‘ Cam a ^ er ^ us nequirent arcere, collatis in forum quce unicuique erantSoc . Slmc ‘> atque undique circumdatis ascensisque ignis nutrimentis, ne ac nostra desciscerent, publico et communi rogo semetipsi superjecerunt.
’ Maxim., I. VI, c. VI, de Fide publica quam coluere externi, I.)
, : *-’était alors la loi de la guerre, belli jure. (Tite-Live, XXI, xm.)
P L’olyb., III, xxi.g'TE-LlVE, XXI, XVIII.
Ital., Punie., II. — Florus, II.