126 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
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disposées circulairement à trois mètres de distance les unes uautres et dessinant une circonférence de soixante-dix mètres
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rayon (i). Ce cromlech, le plus élevé peut-être qui existemonde, — son altitude est de 2,500 mètres, — fut très certai° ement, à l’origine des temps, le temple primitif de la divinité P r °'tectrice du passage.
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On le voit donc : dès les premiers temps historiques de la G^ eet de l’Italie, c’est-à-dire cinq ou six cents ans avant notre & e 'des communications régulières existaient entre les deux versai 5
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de la chaîne des Alpes. On est même certain que le nombre 0passages n’était pas limité aux trois cols du Mont Genèvre,grand et du petit Saint-Bernard.
Polybe, en effet, cite quatre routes pour sortir de l’Itali epénétrer en Gaule (2).
Un siècle après Polybe, Varron, contemporain de César,comptait cinq (3). Les textes sont sans doute un peu confuslaissent prise à bien des interprétations et des commentait 651mais les itinéraires classiques permettent de les éclaircir et decompléter; et, grâce à eux, il est aujourd’hui possible de dessin^le réseau des voies romaines à travers les Alpes avec une p r ^ clsion très satisfaisante.
(1) Carlo Promis, Le antichità di Aosta, op. cit.
Borrel, Étude sur les monuments de l’antiquité dans la Tarentaise, IS7 5 '
(2) Ces quatre passages sont :
i° La route de la Corniche sur le rivage de la mer Tyrrhénienne ;
2° Celle du pays des Taurini par le Mont Genèvre ;
3° Celle du pays des Salassi par le val d’Aoste (grand et petit Saint-Ber nar "
4° Celle de la Rhétie.
Voir Polybe, fragment cité par Strabon, IV, iv, xii.
(3) Sane omnes altitudines montium, licet a Gallis Alpes vocentur, prope l a ^montium Gallicorum sunt; quas quinque vias Varro dicit transiri passe,quœ est juxta mare per Ligures ; altéra qua Hannibal transiit; tertia qua"peius ad Hispaniense bellum profectus est ; quarta qua Hasdrubal de GaiItd