ANTIQUES DE LA RÉGION DU RHONE. 125
du o • ^
^ oaint-Bernard, le Mons Graius (1), qui a donné son nom
^chaîne des Alpes Grées, Alpes Graiæ (2).
sommet, comme celui du Penninus, était aussi consacré à
J T 51 , , t
' ^ Hospice du petit Saint-Bernard s'est appelé, jusqu’en
ÿ ’ (< 'a maison des pauvres du Mont-Jupiter, domus pau-permn
n hs Jovis (3) ». Sur la crête de la montagne se dressait une
y o . I( ï Ue c °lonne de gneiss porphyroïde, qui s’appelait « columna
^ S> c °lonne de Joux ou de Jupiter », et qui avait été plantée,
les premiers siècles de notre ère, en l'honneur du maître des
aïeux a, j .
Dq • douzième siècle, le plateau supérieur qui domine le col
encore le nom de Mont-bouvet. C'est d’ailleurs sans
aucune .
raison sérieuse que Pline et Ammien Marcellin, s’ap-
rk a SUr ^ légende d’Hercule, ont donné à cette partie de la
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et il 6 n ° m d 'Alpes Grecques, A Ipes Graiæ ou même Græcæ (4) ;laf ^ ^ eaucou p plus logique de penser que cette désignationou 6 ^ raiæ (Alpes Grées) a été engendrée par le vocable craus acr^ ra PP e ^ e a ^°l s I e celtique karn, kairn, pierrep r j^ e ' R 1 l’ionique zoocyxo;, pierre, rocher, et a dû être le nom‘W de quelque divinité topique, analogue au dieu Penn du
c nd Saint-Bernard.
°nime dernière preuve, enfin, de la fréquentation de ces deux
l’Lictnire de la Gaule, et
PaSs Ilme derni ^ re P reuve ) eium, aav. --
a S es aux époques les plus reculées de l’histoire de la Gaule, et
“ •!—„„ v commets escarpés qui
a ë e s aux époques les plus reçu 1^0 w- *-
le s ^ raCtère re ligi eux qu’on attribuait aux sommets escarpés qui
— “-îo «-rnmlech. si fièrement
du
e s d <ll<1C ' :ère re '‘S ,eux q u on auuuua., --
paient, il convient de mentionner le cromlech, si fièrement
cin aU ' dessus ' a route moderne, et qui se composait d’une
^ Ua ntaine de pierres brutes d’un demi-mètre cube environ,
:Îa c , t ■.. Penninis Cottianisque Alpibus, pars Monte Graio traducuntur.
(2) ’p txvm.)
V oir J. 6 Tai < ’AWv... (Ptol., III, I, 373.)q Ces justificatives IV et V.
omun sancti Bernardi Montis Jovis, Hospitale Montis Javis. Voir chartes
de ,1
U °mus77 et j
C " ^ I 193.
1-0 ÉSomis, Le antichità di Aosta. Torino, 1862.
,t"" e J u sdem exercitus (Herculis) et Graios fuisse Graiarum Alpium inco-
a III.)
AMm V|.„ ’
V ^ko ? CE, ' L -’ XV ’ X ' 9'
îy» 1 A P' Servium ad Virg. Æneid., X, xm.
1 Sat. X 22 .