128 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
nard, Mons Graïus, par la vallée de l’Isère, était « la plus ^° ngue, niais la meilleure et la seule carrossable (i) ».
La route supérieure, celle qui passait au col du grand Sai°^Bernard, Summus Penninus, si nettement décrit par Straboupar Pline l’Ancien (2), conduisait dans la vallée de la Dr aI,seet de là au coude du Rhône, près de Martigny, OctoduruW (3^
Ce passage du grand Saint-Bernard, connu de toute antiq ulpar les Gaulois, qui le considéraient, ainsi que nous l'avons &plus haut, comme le sanctuaire redoutable du dieu Penn, fut ausSlde très bonne heure fréquenté par les Romains, et est deve nUdepuis la conquête l’un des grands chemins des Alpes. Cés 3 4 *'dans ses nombreux va-et-vient d’Italie en Gaule (il a fait a ^ nSldeux voyages au moins par an, de l’année 58 à l'année 2 5 1J.-C.) (4), passait tour à tour par le grand, par le petit S a i ntBernard ou par le Mont Genèvre, qui lui étaient tous deven u5très familiers. Cæcina franchit le grand Saint-Bernard l'an 69 a P r ^ SJésus-Christ, avec ses légions et les troupes auxiliaires gauloise 5germaines, lorsqu’il effectua, à travers les Alpes, sa marche cou**Othon pour venir au secours des villes de la Gaule Cisalp ine ’Novare, Milan, etc., qui s’étaient déjà prononcées en faveurVitellius. Constantin fit améliorer le passage en l’année 34 0,fut le chemin suivi par les Lombards en 547, par l'arméeCharlemagne en 773, par un corps de troupes de Frédéric B ar ^ erousse en 1166, par Bonaparte en 1800, au début de la g uerfd’Italie.
A partir de Martigny, la route suivait le Rhône, traversaicluse de Saint-Maurice, Tarnaïas, arrivait au lac de Geoè' ’lacus Lemannus ou Lausonius, près de Villeneuve, Pennelo c,t5 'côtoyait la rive Nord du Léman jusqu’à Vevey, Vibisco; là> e ‘
(1) 'H Jièv àjjiaÇeOsoOai 3uva|iân] êià |M)xo\j; «Xeiovo;, Sise KivipwvMv.
(Strab., Geogr., IV, vi, xi.)
(2) Strab., Geogr., IV, vj, vu et xi.
Fores Penninœ. (Plin., III, xxi, 1.)
(3) Voir pièce justificative VII. e
(4) Voir M. E. Desjardins (op. cit.), qui regarde toutefois le Mont G en
comme le passage des Alpes adopté le plus souvent par César.