PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
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construction de la grande route militaire qui fait aujourd'hui 1miration des touristes et demeurera l'honneur des ingénieurs f ra!5 'çais du commencement du siècle, le passage du Simplon a ^fréquenté par les peuples montagnards étagés sur les deux ver ’sants de la chaîne italo-gallique. Alors comme aujourd’hui, c’ét altle chemin le plus direct pour passer de la haute vallée du Rhôu edans celle du Tessin.
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Nous avons décrit plus haut la route de Milan au Rhin p ar
grand Saint-Bernard, le Valais et la Suisse occidentale.
Une deuxième route partait aussi de Milan et se dirigeait verS
le Rhône en passant par le petit Saint-Bernard et la Tarent aise ’
Les deux routes avaient un tronc commun de Milan à Aos te '
A partir d’Aoste, la deuxième route contournait, au Sud-Oues 1 '
le massif du Mont Blanc, escaladait les Alpes Grées et franchis
sait le col du petit Saint-Bernard, Mons Graïus.
On entrait ainsi en Gaule par la vallée de l’Isère, en p assant
à Saint-Maurice, Darantasia; on se rapprochait du lac d’A n
necy, Cautas, on franchissait ensuite les deux faîtes séparatifs
l'Isère et du Fier, du Fier et de l’Arve, et on arrivait à Genè'' e ’
La route suivait alors la rive septentrionale du Léman, p assa
à la colonie équestre de Nyons, Equestribus, à Lausanne, L alt
sonum; puis remontait vers le Nord, traversait le canton de Aa u ’
rentrait en Gaule à Pontarlier, Ariorica, descendait dans la val^ e
du Doubs à Besançon, Vesontio, et finissait par gagner la vah ee
du Rhin.
L’Itinéraire d’Antonin porte sa longueur à 550 milles e *-désigne sous le nom de « route de Milan à Strasbourg p ar ^Alpes Grées », a Mediolano per Alpes Graïas Argent»m. p. m. DL (1).
De cette route du petit Saint-Bernard se détachait un embr aI ^chement très important qui se dirigeait vers l’Ouest. Il est dési? 0
(1) Voir pièce justificative VI.