PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
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pait les routes, on rançonnait les convois. Sans doute, il serai*injuste de ne pas admirer tout ce que cette époque, intermédiai reentre la civilisation antique et la civilisation moderne, eut de reli-gieux, d'héroïque et de chevaleresque; mais il est aussi impo s "sible d’en méconnaître le caractère violent, brutal et destructeurde toute œuvre de progrès matériel. A ce point de vue, le systèm eféodal fut un véritable retour à la barbarie; et il semble que sonobjectif ait été de détruire presque partout la magnifique ordon'nance de l’héritage romain.
C’est de notre siècle seulement que date,- en fait de viabilitéle retour dans la voie du progrès; et nous n’avons eu rien d emieux à faire que de reprendre les traditions romaines, en 'japportant les perfectionnements et les améliorations de l’industn emoderne.
Toutes les routes qui longent aujourd’hui le Rhône, toute®celles qui remontent ses affluents et qui mènent de la vallée p rin 'cipale aux sommets des Alpes, sont les mêmes, dans leur dire ction générale, que les grandes voies militaires qui formaient enquelque sorte le premier réseau de l’empire et les chemins secondaires qui en constituaient le deuxième réseau.
L’histoire du fleuve et des routes qui y conduisent est ain® 1
intimement liée à celle de la civilisation dans le Sud-Est de l a
Ici
France. La vallée du Rhône est encore aujourd’hui ce q uenature l’a faite, ce qu’elle était déjà il y a trois mille ans, ° equ’elle est restée pendant plus de vingt siècles, ce qu’elle s efatoujours : la grande voie commerciale et politique des peupl eSméditerranéens.