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Tome premier.
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1 5 °

SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.

de

mun des touristes. La partie supérieure du glacier, long uehuit kilomètres environ sur une largeur qui varie de mille à q ua ^ rmille mètres, est un des types les mieux caractérisés du g e ° r

é

appelé « glaciers réservoirs ». Elle remplit un vaste cirque, dom' ade tous côtés par de hautes cimes, le Furka-Horn, le Galenst 0 ^ ’le Rhonestock, le Schneestock, le Gerstorn, dont les altit u

le cce urC’est

en s e

atteignent 3,600 mètres, et pénètre comme un coin dans

du Gothard entre la source de l’Aar et la source de la Reuss

là le véritable bassin de réception du glacier du Rhône, im nie

champ de glace à la surface et sur les rives duquel les ne *^

s’amoncellent pendant huit mois de l’année, se transfor^

. . . ve lles

d’abord en névés, puis, sous l’influence de la pression de noU'

couches de neiges superposées, deviennent de plus en pl uS c ° ^

pactes, se soudent en assises de glace et finissent par s’incorp

au glacier lui-même (1).

La masse entière du glacier supérieur descend d’abord l e °ment sur une pente douce et régulière; mais bientôt le A eU ^solide se rétrécit et se trouve resserré entre deux étaux. Le ^de la gorge qui lui sert de lit change brusquement d’inchna 1 *’L’équilibre est alors rompu. Il se forme une énorme cassur e '^l'écoulement régulier de la masse glaciaire succède tout à c ^un chaos indescriptible. Tout le glacier se disloque pour p 3sans transition à un niveau inférieur; et, sur trois ou quatremètres de hauteur, il présente un admirable enchevêtrement

(1) Les champs de neige qui se trouvent au sommet de tous les g' 3C ' e fj„e,qui recouvrent en hiver tous les reliefs des Alpes sont des amas de » el »cristallisée, dont l'éblouissante blancheur conserve toujours un mat c.ara ctique. Une très légère couche superficielle exposée au soleil se fond le” 1 ^ 0 ■l’eau de fusion s’infiltre dans les pores de la masse neigeuse, pénètre ai»s> ^fondément dans la glace et s’écoule par-dessous ; mais pendant la 1,111 e tgrande partie du liquide se congèle de nouveau ; et le résultat de ces f ui ^. a ; r ede ces regels alternatifs est de donner à la masse entière un état interm tentre la neige et la glace qu’on appelle « névé ». Ces névés s’éboulent et s e ^ s -sans cesse sous leur propre poids ; ils tombent en poussière granuleuse q» 1 . je

isifs

:ier,

serre et se condense de plus en plus; sous l'influence des regels succès;la pression des couches de neige supérieures qui alimentent sans cesse le g^ pj^s jils finissent par se souder et se transforment peu à peu en glace de p' uS jecompacte. C’est ainsi que se forment les grands fleuves et les grandesglace des régions supérieures.