Band 
Tome premier.
Seite
161
JPEG-Download
 

LE RHONE ALPESTRE ET LE VALAIS.

1 6 1

P e ctive admirable de glaciers, se succédant les uns aux autres sur^ développement de quarante lieues, tapissant toutes les gorgess a fàuents latéraux et suspendus des deux côtés de la vallée0ninie u ne menace éternelle.

Rie

er > ne rappelle la vie à ces hauteurs. Le paysage y est]°urd’hui le même qu’il y a six mille ans. L’homme se sent

*solé

^ cc comme perdu dans un monde qui n’est pas fait pour lui.ces solitudes mornes et glacées, sur ces plateaux couvertsépaisse et fine poussière de neige que le vent balaye sansi au pied de ces sommets à peine couverts de croûtes végé-dc mousses et de lichens, la présence d’un être animé

ü ans

d’unec «s Setaies,

sen^i

^ 6 Un acc ident et un contraste. De loin en loin, le cri rauque

reten t : *t' dans I e grand silence, semblable à un appell , re - L’air raréfié suffit à peine à la poitrine haletante. Une^ lte froide tombe de la voûte du ciel comme un suaire. Onde lutter à chaque instant contre le vertige des hautesl e(ic S ’ et on se sent peu à peu envahi par une véritable somno-"leil ’ P ar cette sorte d’engourdissement si bien appelé le « som-g P°laire », trop souvent précurseur de la mort.

dans le fond de la vallée, les clochettes des troupeaux, ruis sement de la plaine heureuse et vivante se font entendrel°iat^ Ven * : J usc î u ' aux P^ us hauts sommets comme un immense et^ bourdonnement. Mais à ces étages supérieurs, on n’est^ ainsi dire, sur la terre; et l’implacable grandeur de la

%

! »u V(

Guette, immobile et glacée, enlève la sensation même duem ent et de la vie.

III

^ en dons de ces régions supérieures et marchons vers la mer.„j rid Puis glacier supérieur de la Furka, adossé à la croupe°Uale du Gothard, jusqu’au lac de Genève, le lit du Rhône

«st

act; é r L S é par des pentes en général fort raides, séparées, deetl distance, par des seuils et des cluses très étroites.

Uc e