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Tome premier.
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SECONDE PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

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L’allure des eaux est essentiellement torrentielle. Le Lém anmarque la première station du fleuve, sa première étape.

Comme dans tous les thalwegs, le profil en long dessineson ensemble, une ligne parabolique dont la courbure est de pl uSplus adoucie à mesure qu’on avance vers le lac (i). Mais cette p efltne décroît pas d’une manière régulière et continue; et c’est parsérie de chutes et de brusques dénivellations que le Rhônechit les quarante lieues qui séparent sa source de son embouch u ‘dans le Léman et passe ainsi de l’altitude 1,763 à l’altitude 3 1 $

La gorge du Valais présente ainsi une série d’affaissementsd’étranglements très caractéristiques. Le premier seuil se troentre Viesch et Ernen, le second au-dessus de Brieg, le tr0lS !, nieà Sierre, le quatrième à Sion, le cinquième à Martigny, le slX ’ eà Saint-Maurice. Le grand glacier des premiers âges, qui s ^dait depuis le Gothard jusqu’à Lyon (2), remplissait toutegorge, recouvrait le lac de Genève; et c’est en se retirant P eUpeu qu’il a mis successivement à nu les différentes assises d evallée. Ainsi que l’a si bien décrit M. Viollet-le-Duc, « I e f^ aClqui venait remplir le lac Léman et qui trouvait encore un ô arra ^au-dessous de Genève, passait par-dessus toutes ces dig ueSd’autant plus d’énergie qu’au droit de chacune d’elles il trouva* ^étranglement produit par le rapprochement des rives. MaiSi ^ e ,il eut frayé sa route au-dessous de Genève et qu’il put s’écouler ^

leu* en

ment, il s’affaissa en raison de la facilité même de cet écouet, n’étant plus alimenté proportionnellement à son écou ^d’aval, finit par se fondre jusqu’à la digue de Saint-Maur* ceremplit donc l’énorme affaissement qui constitue le lac Léma**’les glaces tombèrent en séracs (3) dans ce réservoir par-de ssU

(1) Voir la planche XVI, 2 e volume, ch. xi.

(2) Voir la carte de l’ancien glacier du Rhône, pl. I, I r0 partie, ch.

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(3) La tendance au clivage des glaces compactes permet de rendre ^la forme régulière des débris plus ou moins volumineux dont quelq ueSdes glaciers sont couvertes. Le plus souvent ce sont des cubes ou des p ara

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pèdes rectangles. Les montagnards les appellent séracs à cause de l eUf nS d eSblance avec certains fromages qui portent ce nom et qu’ils fabriquent e „t&boîtes rectangulaires. De Saussure, pendant son ascension au Mont o ^ <Jutraverser un assez vaste espace jonché de ces séracs qui s’étaient déta c