Band 
Tome premier.
Seite
183
JPEG-Download
 

LE RHONE ALPESTRE ET LE VALAIS.

183

des

«st

Peut

L’é

Roulement de ces pans de montagnes, dû à l’affaissement

ass ises inférieures et à la dislocation des roches supérieures,Une nie nace constante pour les habitants du Valais; et on

ilCf^S _ | t

’ P ar récit que nous en a laissé Tyndall, l’un des natura-«trU ^ U1 ° nf: P^ us ex P^ or ^ ^ es Alpes et en ont le mieux étudié

^ J u ger de la physionomie et du caractère de ces avalanchestei ° C ^ ers ’ ^* en autrement dangereuses que les avalanches de

listes (

^ Cr *t les principaux phénomènes,hor ° US ^ ons > d't I e célèbre professeur, sur le flanc du Weiss-

• Un grondement sourd et profond attira notre attention,lout nr' a • 1

près du sommet du Weisshorn, un bloc énorme venait de

v cn er; il se précipitait dans un couloir sans neige, soule-

l^in ^ c i lacun de ses bonds un nuage de poussière. Une cen-

^«nt ^ ocs sem bla.bl e s furent immédiatement mis en mouve-

Par ' ^ nterva d e ff u i séparait ces lourdes masses était rempli

dan.* 1 " 6 grêle de pierres plus petites. Chacune d’elles soulevait

fût ^ rS Sa P ar *- de poussière, jusqu’à ce qu’enfin l’avalanche

«ïv av ^°PPée dans un vaste nuage. Le bruit de cette diabolique

t e rie étourdissant. Des blocs noirs paraissaient de

aj rs ^ S en temps à travers les nuages et s’élançaient dans les

s «ul COlrirrie des démons ailés. Leur mouvement n’était point

d an ^ IIlen f' UIÏ simple déplacement; car ils sifflaient et vibraient

d e ^ eur course comme s’ils eussent été poussés en avant par

v 0 ^‘tables ailes. Le Schallenberg et le Weisshorn se ren-

4 p^ aient incessamment la voix de leurs échos, jusqu’à ce qu’enfin,

1’ ^ Ue bruit sourd des chutes nombreuses eût annoncé

gu i Utlsse ment des blocs dans les neiges au pied de la monta-

av al a

troupe tout entière fût rentrée dans le silence. Cette

"■'Uanchp j

di na i e de pierres est l’un des phénomènes les plus extraor-d ra j s 6s fl ue j’aie jamais contemplés; et, à ce propos, je vou-<j Ue a ^irer l’attention des grimpeurs futurs sur le danger extrêmev aiJ £ ° Urra it celui qui tenterait d’escalader le Weisshorn, en s’éle-SUr Ce tte face et en évitant ainsi l’arête. A chaque instant,

<|Ue ]

*’*utr e < t e nos jours n’ont guère que la moitié de leur volume primitif;

aurait été enlevée par les érosions. (Falsan et Chantre, op. cit.)