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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER.

le flanc de la montagne peut être balayé par une mitraille auS

meurtrière que celle du canon (1). »

Il suffit d’ailleurs d’entrer dans le Valais pour être saisi P a

l’aspect menaçant des montagnes suspendues presque à p lC

dessus du Rhône. A droite la Dent du Midi, à gauche la De 11 *'

Mordes commandent le défilé de Saint-Maurice ; et il semble q ^

cette cluse, où le fleuve et la route ont peine à se frayer -

deux un passage, va être à chaque instant fermée par un n ° U '^

écroulement. Des deux côtés, la montagne est âpre, nue, héflS

de rocs. Un peu plus loin, la chaîne branlante des Diabl eret ^

dont la Dent de Mordes n’est qu’un contrefort avancé, ^ c ° U ^ e

sur le ciel la longue dentelure de ses pics ébréchés. Tout p°

l’empreinte et rappelle le souvenir de ces terribles dislocs

géologiques, de ces frissonnements de l’écorce terrestre auxq u ®

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nous sommes obligés d’assister passifs, inertes et résignés-magnifique portail du Valais, de trois kilomètres de hauteur,les piliers marquent la limite orientale de l’ancien bassinLéman, a été en réalité sculpté par les météores; et les deuxtagnes ne sont plus que des ruines croulantes (2). » Un p eUdessus de Saint-Maurice, le dernier éboulement de la DedMidi, qui a eu lieu en 1855, n’a pas moins de quatre kilo 1111

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de longueur et a couvert toute la vallée de ses décombres.

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ruine de la montagne présente un aspect plus désolé q ue

les ruines humaines. La végétation n’a pas encore eu le te®P s

s’emparer de tous ces matériaux meubles et semble redod e ^^

nouveau cataclysme. L’immense cône de déjection, à talus

aplatis, a envahi le cours du Rhône, dont les eaux ont été rej e

sur la rive droite. La monstrueuse avalanche de terresroches qui a ainsi obstrué la vallée, laissant au fleuve unpassage, a duré plusieurs mois; et les populations ont encoreservé le souvenir de cette année terrible pendant laquelle I ed’alarme tonnait à chaque instant pour annoncer la chute in ^ fnente de nouveaux blocs que l’on voyait ensuite rebondir,

et d eêtre ' 1cou'

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(1) Zurcher et Margollé, Les glaciers, op. cit.

(2) E. Reclus, Géogr. univ., op. cit.