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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE PREMIER-
En refusant de s'incliner devant cette divinité, les
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étaient légalement considérés comme des ennemis de 1 ordr echoses régulièrement établi. Pour les magistrats, désireuxtout de complaire au pouvoir, une déclaration hautement a ^de christianisme, le refus de jurer par le génie de César,le vin et l’encens à ses images, était regardé comme le derniercrimes. Les chrétiens étaient, dès lors, traités en rebelles ,l’empereur. Dans la vie pratique de tous les jours, tous ce -avaient embrassé la foi nouvelle rencontraient à chaque P aS
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plus sérieuses difficultés. Or, il y avait beaucoup dedans les légions ; et la vie des camps était souvent pourpérilleuse que les plus redoutables combats. Les natflh ^_princes, les fêtes des decennalia comportaient des actes re igque leur conscience réprouvait. A côté du culte suprême de
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pereur, il y avait d’ailleurs celui des Du, des Lares 0 l ^des génies protecteurs des camps, des aigles sacrés et couvparfums, etc... Toutes ces pratiques d’hommages etrépugnaient aux chrétiens, qui les désignaient avec répr°sous leur vrai nom de « maléfices », male facere (i). j e s
Cette religion d’État put être assez facilement acceptée) Pnations païennes vaincues, comme le symbolisme destin^ 3 ^
duireun fait accompli; avec un peu de complaisance eton pouvait ne voir dans le génie de l’empereur, genius ou ^Augustl, qu’un dieu de plus placé à la tête des autres. ^ aIse heurta de front contre le christianisme, qui lui opposa ul,erière insurmontable; elle ne put franchir le fleuve de sang fl ^ ^martyrs n’hésitèrent pas à verser pour leur cause, et fi nls’écrouler sous le poids même des victimes qu’elle avait amlées ( 2 ). des
Le martyre des soldats de la légion thébéenne estmémorables exemples de la fière énergie que les chrétiens
, Histeir*
démie des sciences morales et politiques, 12 juin 1880.) —■ Id., nRomains, t. IV, ch. lxvii, III, La réforme religieuse.
(1) Edmond Le Blant, Les chrétiens dans la société païenne aux
de l’Église. (Séance publique de l’Institut, 25 octobre 1882.) g 3 j
(2) F. Delaunay, Revue historique. (Journal officiel du 14 janvier *