230
SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
Constance, d’Annecy, de Lugano, etc., et a constaté les relationsqui existent entre la grandeur des seiches et les mouvements dubaromètre, relations qu’il a formulées de la manière suivante •« L’amplitude des seiches est très faible lorsque l’atmosphère est« en repos ; les seiches sont d’autant plus fortes que la pression« atmosphérique est plus variable ; elles sont plus fortes quand I e« baromètre est en baisse (i). »
Il est facile de comprendre tout d’abord et d’une manière som*maire quelle est l’origine de ces oscillations qui gonflent etdégonflent tour à tour la surface des grandes nappes d’eau.
En général, on peut déterminer des mouvements de balance-ment de l'eau dans un verre ou dans un récipient quelconquequelles qu’en soient la forme et les dimensions, de deux manièresdifférentes, soit qu’on agite cette eau elle-même sur un point p ar "ticulier de sa surface, soit qu’on ébranle le récipient qui la r enferme, en lui imprimant un choc assez violent ou une série depetits chocs répétés, suivant un rhythme convenable.
Tout le monde sait qu’il est facile de soulever une véritabletempête dans une baignoire ou une piscine, si l’on imprime à pl u 'sieurs reprises à l’eau un mouvement alternatif. La vague initialeva frapper une paroi de la baignoire, est rejetée vers la par 01opposée qui la répercute à son tour; et ces séries d’oscillatio nSparfaitement régulières se prolongent, en s’affaiblissant, pendantune durée de temps plus ou moins longue, suivant les dimensionsdu vase et l’intensité de l’impulsion initiale. En un mot, l’eau sebalance, suivant une cadence très bien rhythmée, dans le vase q ulla contient.
Les seiches des grands lacs ne sont autre chose que des vag ueSde balancement tout à fait analogues.
Dans un lac aux contours réguliers et très adoucis, et présentant à peu près la forme d’un ovale allongé, les oscillations doiventmathématiquement s'établir suivant les deux directions p rinC1pales, comme elles le feraient dans une grande piscine, les uneS
(i) J.-P.-E. Vaucher, Mémoires sur les seiches du lac de Genève, 1803»(Mémoires de la Société de physique de Genève, t. VI.)