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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.

i

XII

La régularité de ce balancement a attiré depuis longtemps l’at-tention des physiciens, qui ont défini très exactement les seichessous le nom de « vagues uninodales d’oscillation fixe ».

Le D r Fréd. Guthrie, professeur à l’École des mines de Lon-dres (i), et le D r F.-A. Forel, professeur à l’Académie deLausanne (2), ont eu, dans ces dernières années, l’idée d'étudierle mouvement d’oscillation de l’eau dans des bassins d’expérience;et, en comparant leurs observations de laboratoire avec la longuesérie d'indications données par les limnimètres enregistreurs, ü sont pu aisément rapporter la durée des seiches à celle des oscilla-tions d’un pendule.

Déjà, en 1828, le professeur J.-Rud. Merian, de Bâle ( 3 )’avait essayé d’appliquer l’analyse mathématique à l’étude desmouvements des liquides dans les bassins, et était arrivé à uneformule extrêmement compliquée, qui concordait assez bien avectous les résultats donnés par les expériences de laboratoire et lesobservations limnimétriques.

Cette formule a pu être heureusement simplifiée; et dans lapratique on lui en a substitué une autre, empirique à la vérité,mais qui permet cependant d’établir d’une manière suffisammentexacte les relations qui existent entre la durée de l’oscillation, lalongueur et la profondeur du bassin dans lequel elle se produit, etqui peut se traduire de la manière suivante :

« La durée de l’oscillation est directement proportionnelle à lalongueur du lac dans lequel l’oscillation a lieu, et inversement

(1) Fréd. Guthrie, On stationary liquid -waves. — Proceed. of the P^ 5 'Society, vol. I. London, 1875.

(2) F.-A. Forel, La formule des seiches. — Arch. de la bibliothèque unit> erselle. Genève, 1876.

( 3 ) J- - Rud. Merian, Ueber die Berwegung tropfbarer Flüssigkeiten in Gefussen. Basel, 1828.