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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
rivières. Le premier y reconnaissait « une espèce de flux et dereflux causé par la fonte des neiges qui y tombent l’après-midi enplus grande quantité qu’en d’autres heures du jour » p° ursecond, « les eaux du Rhône au Bouveret s’élèvent sur les rivesde part et d’autre, retombent ensuite par leur propre poids devenusupérieur à l’action des eaux du Rhône contre elles, et reprennentle niveau du reste du lac ; comme l’impétuosité du Rhône ainsienflé subsiste un certain temps, il doit résulter de son action surles eaux du lac et de la réaction de celle-ci un flux et un refl uXqui se succèdent à peu près comme les allées et venues d’un p endule (i) ».
Malgré l’autorité de leurs auteurs, il est difficile de prendre ausérieux toutes ces explications, dont le moindre défaut est demanquer complètement de clarté et de n’être appuyées sur aucuneobservation scientifique.
C’est le physicien Bertrand qui a le premier entrevu la vérit een signalant les nuées électriques comme pouvant altérer ou s ° ulever en un point la masse des eaux du lac. L’explication, à vraldire, est insuffisante; car, si les orages déterminent toujours desseiches, — et souvent des seiches à très grandes amplitudes, ""la majeure partie de ces oscillations a lieu indépendammenttout phénomène électrique.
De Saussure et Vaucher ont donné la vraie, ou plutôt la p rinC1pale cause de la formation des seiches. Ils les attribuent avec rais° naux variations promptes et locales de la pression atmosphériquecapables de produire des flux et des reflux momentanés en ° ccasionnant des pressions inégales sur les différentes parties
lac (2). ent
Arago, enfin (3), après avoir établi que les seiches peuv
v. Arch. des sc. P h P s
(1) F.-A. Forel, Les causes des seiches. — Bihl. umv
nat. Genève, 1878. ^
(2) H.-B. de Saussure, Essai sur l’histoire naturelle des environs aeVoyage dans les Alpes. Neuchâtel, 1779, t. I.
J.-P.-E. Vaucher, Mémoires sur les seiches du lac de Genève, op. cit.
(3) F. Arago, Sur les phénomènes de la mer. Œuvres complètesParis, 1857.
et
ch.