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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
mathématiquement de la longueur du bassin et de sa profondeurmoyenne.
L’explication est séduisante; et, à défaut de mieux, rien n em-pêche de l’adopter.
XX
En généralisant ainsi le phénomène des seiches , nous noussommes beaucoup éloigné du Léman.
Il est temps d’y revenir.
Rappelons une dernière fois que tous les faits observés, toutesles courbes données par les limnimètres enregistreurs concordentà prouver que ces légères oscillations de l’eau, qui passent le pl uSsouvent inaperçues au milieu des mouvements plus apparents desvagues ordinaires dues aux vents, sont la manifestation d unbalancement rhythmique du lac dans son ensemble; que, sous desimpulsions diverses, la masse entière du lac entre en oscillati° npendulaire et se balance, des deux côtés d’une ligne nodalemédiane, avec un mouvement parfaitement régulier et suivant unrhythme déterminé par les dimensions mêmes du bassin.
Ces oscillations, gigantesques dans leur étendue (les seicheslongitudinales du Léman ont une longueur d’onde de 72 kilon» 0 >quoique d’une amplitude extrêmement faible, dénotent donc dansl’eau des lacs une sensibilité mécanique admirable. Sous desimpulsions spéciales, fréquentes et diverses, l’eau réagit avec unenetteté et une délicatesse qui dépassent celles de la plupart denos moyens d’investigation (1).
Il est assez naturel de penser que les lois qui président auXgrands cataclysmes de l’Océan connus sous le nom de raz demarée, de cyclones, etc., bien qu’environnées encore de my stères pour nous, sont de même nature que celles qui régisse^
(1) F.-A. Forel, Les seiches, vagues d’oscillation fixe des lacs, op. cit.