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Tome premier.
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LE LÉMAN.

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balancement rhythmique des belles nappes de dimensions limi-^ées comme le Léman (i).

11 peut donc, il doit même exister des seiches marines, commeexiste des seiches lacustres.

Envisagé dans son ensemble et considérablement agrandi, lePhénomène des seiches semble, dès lors, pouvoir ouvrir un nouvelhorizon aux recherches de la météorologie, celle de toutes less eiences qui vit le plus d’observations ; et c'est déjà une bonnefortune pour elle et un grand progrès que l'etablissement de cesa Ppareils enregistreurs suffisamment sensibles pour noter, d uneManière exacte, continue et parfaitement nette, les vibrationsconsécutives des grandes masses d’eau et donner ainsi, par voiebc retour et d’une manière inattendue, des indications très pré-cises et nouvelles sur l’état des perturbations atmosphériques.

XXI

f-* a près tout ce qui vient d’être dit, on voit que la surface duetr >an est dans un état d’instabilité continue et est influencée àc haqu e instant par une série d’oscillations à périodes très variéesdues aux causes les plus diverses.

E semble donc que, pour avoir le véritable niveau de la grandena Ppe lacustre, il suffirait de prendre la moyenne des observa-b°ns faites pendant un certain nombre de jours, de mois, ou, à lari gueur, pendant un temps beaucoup plus considérable. Cela estj. '> sa ns doute, avec une approximation très suffisante, si onla période des observations à un petit nombre d'années. Et^ es t ainsi qu’on admet généralement que la nappe du Léman,s Ses eaux moyennes, est à 371”, 70 au-dessus du niveau deCea n, soit à 372”,50 au-dessus du niveau moyen delà Méditerra-> mesuré dans le port de Marseille. En prenant pour base lesn< -iens nivellements faits par les officiers du génie français, la

b) P.-A. Forel, Les seiches, op. cit., etc.