LE LÉMAN.
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en tre deux digues latérales et insubmersibles qui contiennentto utes les eaux d’inondation. On conçoit donc sans peine la rapi-dité avec laquelle les eaux provenant des grandes débâcles desnei ges s’écoulent dans les torrents ainsi encaissés.
Avant que la « correction du Rhône et de ses affluents » pré-ser >tât la ligne continue de défenses que nous voyons aujourd’hui,eaux des crues moyennes, et à plus forte raison celles des§ r andes inondations, débordaient de tous côtés, restaient souvents ^ a gnantes dans les terres riveraines, et retardaient ainsi d’unepanière très nuisible leur arrivée finale dans le bassin du Léman.
Çndant des semaines entières la grande route du Valais dispa-rais sait sous les eaux jaunes et boueuses du Rhône; et les che-Vaux de poste, baignés jusqu’au poitrail, n’avaient d’autres.guides< l Ue les longues perches plantées sur les routes. Toute la plaine à^ r °ite et à gauche était submergée. Le Valais formait ainsi, pen-^ an t les crues, un véritable « avant-lac », retenant les eaux et nees hissant s’écouler que peu à peu dans le Léman, dont le niveau,P ar c °nséquent, ne devait s’élever que graduellement, sans brus-c l Ues secousses, et sans pouvoir atteindre les hauteurs qui résul-en t de la rapidité avec laquelle les eaux du Rhône s’y précipitentVilement.
Telle est, du moins, l’opinion des physiciens de Genève.a P r ès eux, s’il existe depuis quelques années un léger exhaus-sent dans le niveau moyen du Léman, ou si la période desau tes eaux a aujourd’hui une durée un ipeu plus grande qu’au^'Tiniencement du siècle ou au siècle dernier* il faut l’attribuer,Üne P a rt, à la grande fonte des glaciers; de l’autre, aux endigue-6nts du Rhône valaisan et de tous les torrents qui l’alimentent,Ces deux causes ayant toutes deux pour effet immédiat d’ap-^ r *- er plus rapidement de plus grandes masses d'eau dans le lac.
e ^ur côté, les hydrauliciens riverains du Léman, ceux dua *it°n de Vaud en particulier, soutiennent aussi que, depuis près
Utl s lècle il y a eu un relèvement sensible du niveau du Léman;m a i s . J . ’
i contrairement à ceux de Genève, ils se refusent à attribuercg rpîà
ie vement à la fonte des glaciers et aux travaux de correction