276 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
des cabanes; la population s’agitait sur les plates-formes. Les canotsallaient et venaient d’un groupe de maisons à l’autre et du vill^à la rive. Au loin voguaient les bateaux de pêche ou de guerre-L’eau était alors le véritable domaine de l’homme (i). »
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Il est bien difficile d’avoir des notions un peu précises sur l eScirconstances qui ont accompagné la disparition de la populati° nlacustre primitive, correspondant à l’âge de la pierre, et 1 i n *- r °duction des races nouvelles correspondant aux âges plus récentsdu bronze et du fer.
Quelques archéologues croient qu’il est impossible de supp° serque les populations primitives de l’âge de la pierre aient p uinventer de toutes pièces la fabrication du bronze sans avoir f altusage pendant un certain temps de ses deux éléments, le cuivreet l’étain. On fait remarquer à ce sujet que dans l’Hindoustan,dans l’Asie centrale, dans certaines parties de l’Amérique, 1 âg edu bronze n’a pas succédé directement à celui de la pierre, etqu’entre les deux il existe toujours une période de transition, unesorte d’âge intermédiaire, l’âge du cuivre. L’apparition subitel’alliage des deux métaux constitutifs du bronze semblerait doncindiquer l’arrivée soudaine d’une race supérieure, pl us f° r ^ e ’mieux outillée, en un mot plus avancée dans la civilisation.
Or, en Suisse, le bronze suit brusquement la pierre, et la pénodu cuivre seul n’est pas représentée.
Ainsi, dans les eaux de Morges ( 2 ), on a découvert trois stations juxtaposées d’âges distincts : la première, dite « stationl’Église », correspond très nettement à l’âge de la pierre sansaucun mélange avec le bronze ; la seconde, la « station des roseaux » >est aussi de l’âge de la pierre, très nettement caractérisé p ar ^ eSoutils et des poteries grossières en grès ; mais on y trouve o J
(1) É. Reclus, Les cités lacustres de la Suisse, op. cit.
(2) F.-A. Forel, Les Tênevières de la Suisse, op. cit.