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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
partiellement, et à plusieurs reprises, la proie des flammes, on doitconvenir que la destruction par le feu était tôt ou tard la destinéeinévitable de ces amas de bois secs, résineux pour la plupart, fl ulconstituaient une bourgade lacustre. L’incendie mémorable)en 1670, du pont de Genève bâti sur le Rhône, ou plutôt sur I elac, peut donner une idée assez juste de ce que devait être, auxtemps antéhistoriques, un sinistre pareil, pour des localités qui nepouvaient être secourues qu’en bateau ou par l’étroite passerell e >également en bois et souvent très longue, qui les reliait à la terreferme. Aussi les vestiges d’incendie se rencontrent-ils, pour toutesles habitations lacustres presque sans exception, à toutes l eSphases de chacun des trois âges de la pierre, du bronze et d ufer (1). » Il y a plus. En examinant attentivement les produitsindustriels de ces trois âges, on y reconnaît aisément une hornogénéité de forme et une série de gradations lentes et régulièr eSbien difficiles à concilier avec les violentes et tragiques interrup'tions qui auraient amené un changement brusque dans l’empl 01des matières premières. Quant à l’apparition, en plein âge d epierre, d’un métal composé comme le bronze, et à la supérioritéincontestable de certains objets de cette période, il est très rationnelde l’expliquer, comme nous l’avons déjà dit, par les relationscommerciales des peuplades primitives soit avec les Étrusques, soitavec les navigateurs phéniciens, soit même avec des voyage urSisolés de race indo-européennne qui étaient, comme on le sait, enpossession des métaux avant leur grande migration sur notre continent (2), c’est-à-dire en somme, par l’immixtion lente, progr eSsive et pacifique d’une civilisation étrangère et relativement trèssupérieure, qui peut très bien ne pas s’être imposée par les arrne set avoir été plutôt acceptée comme un bienfait et un progrès.
« Il est donc assez logique de repousser l’idée de ces interruptions violentes et de ne voir dans les trois âges classiques de l apierre, du bronze et du fer, que les trois phases principales de l acivilisation de la race celtique qui occupait alors toute l’Europ e
(1) J.-B. Galiffe, op. cit.
(2) A. Maury, Vhomme primitif. Paris, 1867.