LE LÉMAN.
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Saint-p reux eût £té beaucoup plus simple, beaucoup plus vrai,P e ut-être tout aussi intéressant, s’il eût fait ressortir d’unenan ière nette et saisissante le contraste qui existe entre la riveav °yarde, froide, abrupte, exposée au Nord, et la côteUlSse , qui présente des talus adoucis et un échafaudage de col-s a faibles pentes régulièrement inclinées vers le lac et réchauf-^ es par le vivifiant soleil du Midi.
^ La première a conservé, en effet, l’aspect sauvage et grandioses r égions montagneuses. Les cimes sont élevées; les pentes engénéral fort raides, souvent inaccessibles à l’homme, sillonnées pars Entiers de chèvres ; et, à part quelques plages basses, quelquesSuaires de petites rivières et les abords des villes littorales où^°utes les cultures prospèrent, grâce au travail constant dehomme, l’ensemble de la côte savoyarde présente l'aspect d’uneas te châtaigneraie qui ne manque, d’ailleurs, ni de charme pitto-es que, ni de réelle grandeur.
La rive vaudoise, au contraire, baignée par la lumière et d’une Lef beaucoup moins accentué, offre une succession de villas, deJ a rdins de plaisance, de stations hivernales, dominés par uneeitl ture de vignobles qui font à la fois l'orgueil et la fortune dees heureux habitants.
L- e n’est ni la liberté ni la forme du gouvernement qui ont établic °ntraste, c’est la nature et le soleil.
VIII
Le Lé
man était très connu des anciens. Les nombreux vestiges
ains que l’on retrouve sur tout le pourtour du lac, principale-
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^ Sur la rive vaudoise et dans la partie profonde abritée parPrîtes collines du Jorat contre la bise glacée du Nord, semblentquer qu’il existait entre Lausanne et le Bouveret, aux pre-s SI ècles de notre ère, ainsi que de nos jours, des groupesp Citations de plaisance, comme celles qui peuplaient l’ancienne° v cnce, la baie de Naples et les rives de ces incomparables lacs