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SECONDE PARTIE.
CHAPITRE DEUXIÈME.
sur le lac, ont à peine fusionnés depuis une époque relativementrécente.
L’évêque, prince du saint-empire, et ses chanoines avaientétabli leur résidence sur les hauteurs de la Cité, où tout respiréune atmosphère sacerdotale et était soumis au droit canoniqueC'était la ville épiscopale. Par opposition, les nobles occupèr® 0 *en face la colline du Bourg; ce fut la ville aristocratique, impér^ 6et séculière dont les privilèges étaient appuyés sur le droit germanique. Les quartiers inférieurs de Saint-Laurent et du Port de aPalude constituaient enfin la ville bourgeoise, active et laborieusedont les institutions offrirent pendant longtemps les traces durégime municipal des villes romaines (i).
Le « plaid général », qui a réuni, au quatorzième siècle seule
ment, dans une seule institution, les droits et les coutumes de ces
trois groupes très tranchés et presque toujours hostiles, n a P aS
enlevé aux trois quartiers de la Cité, du Bourg et de Saint-Laure 0
leur physionomie distincte. On y retrouve des différences d ° rl
gine, de race et de mœurs, différences qui continuent à se traduir e
à travers les siècles par des variantes de type et d’accent assezmarquées.
La petite capitale du canton de Vaud est d’ailleurs, commeplupart des principales villes de la Suisse, un centre très aCd’études historiques et scientifiques. Dans cet ordre d’idées,bibliothèques, ses collections et son académie la placent tout
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fait au premier rang ; et elle a le droit d’en être non moins ,
que du magnifique paysage qui s'étend au pied de sa vieille cath®
* i. Ifl
drale sur la vallée du Rhône, sur les Alpes du Valais et
Savoie, et surtout sur la grande nappe du Léman qui a po rl i
nom pendant plusieurs siècles : lac de Lausanne, lacus L aliSniensis.
(i) R. Blanchet, Lausanne dès les temps historiques , 1863.
J. -B.-G. Galiffe, Genève historique et archéologique, op. cit.