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Tome premier.
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LE LÉMAN.

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IX

pi

est en réalité Genève qui est, depuis longtemps, la véritablej^ lne du lac. Placée comme Zurich, Lucerne, Constance, dansc °uloir rétréci de l’aval, elle donne, comme eux, son nom àt( | ut le bassin ; et le Léman s’appelle, presque couramment aujour-le « lac de Genève ».

La situation topographique et géographique de Genève, à laen contre de deux vallées importantes, à la sortie du Rhône, auP°int de convergence des routes qui se dirigent du centre de l’Al—ma gne sur le midi de la France, a dû de tout temps être recher-Chée J e t l'origine de la ville remonte très certainement bien aua de l’époque où elle apparaît pour la première fois dans l’his—toir e écrite.

Nous avons déjà parlé de la bourgade lacustre qui s’avançaitaSsez avant dans les eaux du petit lac, cinq ou six mille ans avant°t r e ère. La Genève celtique s’est très certainement constituéep Cu à peu, par une série de constructions littorales, vis-à-vis dearic ien emplacement lacustre encore submergé ou déjà recouvertP ar le gravier ou les atterrissements. Le nom qu’elle porte et^ l’étymologie, quoique fort douteuse, comme tout ce qui toucheln terprétation des langues primitives, a très certainement uner 'glne celtique — Gen, sortie? aven, rivière? — semble indiquerc l Ue la petite ville bâtie sur la rive n’a été, ainsi qu’on l'a constatéa ' n tes fois, que la continuation, sur la terre ferme et sous lememe nom, du groupe d'habitations construites dans l'eau sur^ *°tis à une certaine distance du rivage.

®n doit rattacher aussi aux premiers temps de Genève l’en-In te à peu près circulaire qui couronne le plateau du petitVe > au Sud de la ville actuelle. Ce petit oppidum, dont one ncore très nettement le mur de circonvallation, le massifentr al et les portes d’accès, a été quelquefois regardé comme unP r omain; mais, en réalité, son origine est beaucoup plus