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SECONDE PARTIE. - CHAPITRE DEUXIÈME.
Toutefois, on n’a pu retrouver exactement la trace de 1 en "ceinte des premiers siècles. On ne peut même affirmer qu’il exis*tât à cette époque un mur de circonvallation continu , commecelui de la plupart des villes importantes de l’Empire. Peut-être toutse réduisait-il à une acropole qui occupait le sommet de la colline-Il n’existe presque rien non plus de l’enceinte burgonde, q ul adû être démolie pour servir à la construction de la ville dumoyen âge.
C’est le sort des villes qui prospèrent et grandissent de setransformer sans cesse et de se reconstruire avec les débris desâges précédents. Il ne reste plus rien aujourd’hui de l’anciennecolonie grecque de Marseille, et on trouverait à Paris vingt mai'sons à peine qui datent du moyen âge.
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Nous avons dit que ce n’est que dans les temps relativementmodernes que la ville de Genève s’est étendue sur les deux rivesdu Rhône et du Léman. Les eaux du fleuve et du lac formaientautrefois une séparation absolue entre les deux rives, habitéespar des peuples gallo-celtiques parfaitement distincts.
Les fleuves, les rivières et, à plus forte raison, les petits brasde mer et les lacs étaient, en effet, considérés autrefois comme l eSlignes de défense les plus naturelles et les plus difficiles à franchir-
Les limites des grandes circonscriptions politiques et adminiS'tratives ont donc été presque toujours, dans l’ancien temps, l eSfleuves plutôt que les montagnes. On traversait plus aisément alorsune série de cols hérissés de rochers, recouverts de neiges et bor-dés de précipices, qu’un torrent d’une certaine importance ou ungrand cours d’eau. Les relations difficiles, souvent même impoS"sibles, entre deux rives distantes à peine de quelques centainesde mètres, étaient fréquentes des deux côtés d’une chaîne escar-pée ; et les anciennes divisions des provinces romaines dans cettepartie de l’Europe centrale en donnent un exemple saisissant. Dans