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LE LÉMAN.
^ bassin même du Rhône, le Valais, le pays de Vaud et le payse Genève appartenaient à trois provinces différentes. Le Valais,^ a bité par quatre peuples différents, les Vibères, les Séduniens,ks Véragres et les Nantuates, avait été réuni, par-dessus les Alpes^le Mont-Blanc, à la Maurienne et à la Tarentaise, et constituait
province des Alpes Pennines. — Le pays de Vaud et toute la^ u >sse occidentale, qui étaient occupés par les Helvètes monta-gnards, avaient été rattachés, par-dessus la triple chaîne du J-ura,aux Séquanais et formaient la province désignée sous le nom de_ ran de Séquanaise, Maxima Sequanorum . — Genève enfin, lar ' Ve gauche du lac et le Chablais étaient englobés avec les Alpes
Dauphiné et formaient la partie septentrionale de la provinceVle nnoise, habitée par les Allobroges, et dont Vienne était la
m étropoi e (i).
Dette division, on le voit, est absolument contraire à la divisionpar bassins, qui a prévalu d’une manière générale dans les tempsm °bernes.
Dn ce qui concerne Genève, qui aujourd’hui est aussi bien assiseSür la rive droite que sur la rive gauche du lac, la division terri-*° r iale et ethnographique était alors absolument tranchée. La rive& a Uche était habitée par les Allobroges, qui étaient les véritablesa borigènes du pays et occupaient depuis un temps immémorial*’° u t le territoire limité par l’Isère, le Rhône, le Léman et les^P es , comprenant le Chablais, le Faucigny, le Génevois, laay oie et le Dauphiné. Sur la rive droite était établie une autrePe «plade d’origine celtique aussi, mais toute différente, et quiarr lvait des bords du Mein, où elle avait séjourné plusieurs siè-c les. C’étaient les Helvètes, qui, par rapport aux Allobroges,^ a ient, en fait, de nouveaux venus, de véritables barbares, etdupaient toutes les montagnes du Jura, les plaines de la rive^ au che du Rhin, les Alpes Bernoises, l'ancienne Rhétie jusqu’auc de Constance, et la rive droite du Rhône jusqu’à la Cluse,e st-à-dire jusqu’au fort de l'Écluse actuel.
(') Galiffe, op. cit.
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