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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE DEUXIÈME.
Après une série d’études techniques et de discussions intéres-santes qui n’ont pas duré moins de dix ans, ce travail est aujour-d’hui entré dans la voie d’une exécution pratique.
Aucune question n’intéresse d’une manière plus vitale la vill ede Genève, que l’utilisation de la force considérable que produitle Rhône à la sortie de son lac et la distribution de cette forceà domicile. C’est presque une révolution économique en memetemps qu’un réel bienfait que cette distribution de la force dansune ville industrieuse, où des milliers d’ouvriers de précism nsont disséminés à tous les étages de hautes maisons, et ont besoininotamment pour le travail délicat des pièces d’horlogerie, demoteurs très variés, d’une faible puissance et d’un maniementfacile.
L’étude des divers systèmes de transmission à distance de l aforce motrice du Rhône a été naturellement mise au concours, e *-après avoir étudié les différents modes de cette transmission, -"canalisation sous une pression plus ou moins forte, air comprime*transmission par câbles télédynamiques, transport de l’énerg iepar l’électricité (i), — on a fini par se prononcer en faveur d’un ecanalisation de l’eau sous pression portant à domicile, et sous l amain de l'ouvrier, la petite force dont il peut avoir besoin, e *"ayant en outre l’avantage, après avoir accompli son travailindustriel, de pouvoir contribuer aux usages domestiques, à VhJ'giène de la maison et à l’assainissement de la cité.
En 1873, deux éminents hydrauliciens, M. le professeurPestallozzi et M. Legler, ingénieur de la Linth, avaient étéchargés, par le Conseil d’État du canton de Vaud, d’une miss lC, uofficieuse dont l’objet était d’étudier les corrections à apporterl’écoulement du Rhône pour réaliser la régularisation désirée p afles riverains du lac, tout en conservant la force hydraulic| uenécessaire au service municipal des eaux de la ville de Genève'Après deux années d’études et d’observations, MM. Pestai^ 2 'et Legler proposèrent comme solution de faire du bras droit
(1) Bulletin de la Société des ingénieurs civils. Paris, novembre 1883.