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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME.

pour trois mois (i). Ce fut un véritable déménagement armé. Onconnaît d’ailleurs très exactement le chiffre de cette émigration.Après la défaite définitive qu’ils éprouvèrent à Bibracte, p r ^ sd’Autun, César trouva en effet dans leur camp des tables àebronze sur lesquelles était gravé, en lettres grecques, l’état nom 1 'natif de tous ceux qui étaient sortis de leur pays : d’un côté, I enombre des hommes capables de porter les armes, et, de l’autreicelui des enfants, des vieillards et des femmes. Le total s’élevaità 263,000 Helvètes, 36,000 Tulinges, 14,000 Latobrige 3123,000 Rauraques et 32,000 Boïens transrhénans , ensembl e368,000 individus, dont 92,000 hommes en état de combattre ( 2 3 ) -

Les préparatifs terminés, on prit rendez-vous sur les bords d uRhône, à Genève, pour le 5 des calendes d’avril, jour de l’éq ulnoxe qui correspondait au 24 mars de l’année 58 avant JésusChrist. Cette date marque d’une manière précise le commencement de la guerre des Gaules.

Les Helvètes avaient le choix entre deux chemins pour sortirde leur pays. L’un, étroit et difficile, resserré entre la chaîne d uJura et le Rhône, pouvait les conduire chez les Séquanes, p ulSde là chez les Allobroges et les Æduens, sur l’amitié desquels ° npouvait à peu près compter; mais il s’engageait dans une de ces« cluses » étranglées entre des falaises presque à pic, commevallée du Rhône en présente plusieurs, et était adossé à une trèshaute montagne facile à défendre par une poignée d’hommesoù les chariots ne pouvaient passer qu’avec peine et un à un (ô) -La partie la plus rétrécie de ce défilé est le pas de la Cluse, imp r °prement appelé « pas de l’Écluse ». Le Rhône y coule dans unravin profond, au pied de l’énorme massif du Credo.

(1) Trium mensium molita cibaria sibi quemque domo efferre jubent. -—

Bell. Gall., I, V.)

Voir pièce justificative XIII.

(2) Napoléon III, Histoire de Jules César, I. III, ch. 111.

D’après le recensement ordonné par César après leur soumission, le nombr eceux qui retournèrent chez eux fut de 110,000. L’émigration était donc réduitmoins d’un tiers.

( 3 ) Unum per Sequanos, angustum et difficile, inter montent Juram et P !i