DE GENÈVE A LYON.
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La seconde route permettait d’entrer directement dans la pro-Vlnce en traversant le Rhône qui séparait les Allobroges des Hel-^ e tes. Entre le Rhône et le Jura, sur près de 28 kilomètres den gueur (i), le fleuve était guéable en plusieurs points (2); onP°uvait donc y tenter le passage et mettre tout de suite le piedSUr le territoire romain. Le point le mieux indiqué pour cette°Pération était Genève même, alors simple vi'eus, situé à la limitedu territoire des Allobroges du côté de l’Helvétie. Un pont y éta-ls sait, ainsi que nous l’avons vu, la communication entre lesdeux pays (3). Les Helvètes espéraient d’ailleurs la neutralité desAllobroges, très récemment soumis à Rome, peut-être même leurConc °urs et leur complicité. A défaut, ils étaient décidés à sera yer le passage par la force (4).
César fut rapidement instruit de tous ces projets. Il quitta
° me à la hâte, traversa les Alpes au grand Saint-Bernard et fut
rend u à Genève en moins de huit jours. Il fit immédiatement
r0lll Pre le pont et ordonna de lever le plus grand nombre d’hommes
P° s sible dans la seule légion qu'il possédait dans la province.
es Helvètes, d'ailleurs, n’étaient pas encore tous rassemblés et
^ ay aient pas encore commencé à franchir le Rhône. La rupture
Pont les obligea de négocier avec César ; et ils lui envoyèrent
U,le députation pour lui demander le passage à travers le pays des
Allobroges, le seul chemin, dirent-ils, qu’ils eussent pour sortir
de leur pays. Ils s’engageaient d’ailleurs formellement à ne com-
^ttre aucun dégât, aucune violence sur leur route. César, qui
11 était pas encore prêt, leur fit espérer une réponse favorable et* , » • »ajourna aux prochaines ides d’avril (8 avril). Il gagnait ainsi
^'nze jours et les mit à profit, avec cette sûreté de coup d’œil et
e ^ e promptitude d’exécution qui étaient le propre de son génie,
bat anum * v * x Q ua singuli carri ducerentur; nions autem altissimus impende -! u t facile perpanci prokibere possent. — (Cæs., Bell. G ail., I, 6.)
2 Cæs -. I, 8.
J Nonnullis locis vado transitur. (Cæs., I, 8.)
3) Voir deuxième partie, ch. II, xxxiu.
^tiobrogibus sese vel persuasuros, quod nondum bono animo in popuiumr en ^ num v idereniur, existimabant; vel si coacturos ut per suos fines eos irepate-Ur - — (Cæs., Bell. Gall. f I, 6.)