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Tome premier.
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DE GENÈVE A LYON.

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* ar *ce aussi grande tout au moins que celle de nos jours, puisque

e fleuve était la principale voie de communication entre Lyon et

e nève, et que la grande route de terre en longeait fidèlement les

riVe s, tandis qu’aujourd’hui le principal courant des voyageurs et

^ es marchandises est détourné à Culoz, s'engage dans la vallée

ln flustrielle de l’Albarine, et va rejoindre, — par Ambérieu, la

Va flée de l’Ain, — par Mâcon, la grande ligne de Marseille à Paris.

fflus loin, un nouvel étranglement du fleuve resserre ses eaux

fl° a flées de l’apport du Guiers, au pied du promontoire extrême

^ u Jura. Le passage est difficile et mérite bien le nom de « Sault ».

a Pente est assez forte pour déterminer une série de « rapides »

, r

ae petites chutes qui seraient une entrave préjudiciable à la

nav *gation, si la navigation elle-même était quelque peu sérieuse.

est > d’ailleurs, la dernière cluse du Rhône en amont de Lyon.

Partir du Pont du « Sault », la vallée s’élargit graduellement;

et bientôt le champ d’inondation s’étend sur plusieurs kilomètresdç i

largeur entre le plateau des Dombes et les collines dauphi-n ° ls es. La plaine est sillonnée de canaux; le fleuve s’étale et se3tl1 *fle en mailles innombrables; et il est impossible à premièreUe de distinguer, entre toutes ses branches, celle qui est con-erv ée à la navigation, et tous les rameaux parasites si bien dési-sous le nom de « lônes » ou de « bras morts », où l’eau sans^ C ° u lement sensible semble dormir au milieu d’îlots de gravier etPrairies verdoyantes. Toute cette zone du fleuve a un aspect. ^-fluvial, demi-lacustre; et la transition se fait par degrés‘"sensibles du Rhône vif et navigable aux Rhônes morts etJ^erris, de l’îlot de gravier à la berge submersible, de la terre^ 3sse e t à demi noyée à la plaine définitivement émergée. Au Sud. s collines de Montluel, et jusqu’aux bas-fonds anciennement"°ndés de Morestel et de Bourgoin, dans toute cette riche plainea Auvions sillonnée aujourd’hui par la Bourbre, la Save, et les’fle canaux qui en dérivent, le véritable lit du fleuve n’a pas°'Hs de 5 à 6 kilomètres de largeur. Peu à peu, à mesure qu’onPprochede Lyon, les mailles de ce filet liquide se soudent succes-eiîl ent les unes aux autres. Les eaux s’unissent en une seule