362 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
très exactement, grâce à plusieurs monuments épigraphiq ueS ’dont l’autorité ne saurait être infirmée.
La première découverte du nom des Ségusiaves a été f al *- eassez loin du pays qu’ils habitaient. C’est un ex-voto adresséaux nymphes bienfaisantes de Bagnères de Luchon par unefemme ségusiave qui s’appelait Cassia Tovta (i). Les eau*des Pyrénées étaient, on le sait, très fréquentées, non seUlement par les patriciens et les colons aisés, mais par toutes l eSclasses de la population gallo-romaine; et le nombre de bain set de sources dites « de César » que l’on retrouve dans toute®les stations thermales de la Gaule et surtout des Pyrénées estune preuve de la vogue de ces établissements au premier sièd ede notre ère.
Plus tard, en 1846, un habitant du petit village de Marclopisitué à sept kilomètres environ de Feurs, l'ancienne capitale d uForez, trouva, en faisant creuser son champ couvert de ruinesromaines, une plaque de bronze sur laquelle le nom du pe u Pségusiave, civitas SEGVSIAVORVM, se lisait en très beaux caractères du second siècle (2).
(1) NYMPHIS
CASSIATOVTASEGVSIAVV . S . L . M
De Boissieu, Inscript, ant. de Lyon, c. m. -
(2)
TITTIVSCOCILLVSAP DA
A. Bernard, op. cit., c. i.
SEX . IVL . LVCANO II VIRCIVITAT . SEGVSIAVORAPPARITORES . LIB[SACERDOTALl]
CETTINVS
CASVRINVS
ATTICVS
qui doit se lire, en réparant l’oubli du mot sacerdotali ajouté après coup
fort
maladroitement par quelque artiste de village : Sex{to ) Jul{io) Lucanovirip sacerdotali) civitat{is) Segusiavor{um) apparitores lib{entes) Tittt uS >lus, Arda, Cettinus, Casurinus, Atticus,
et se traduire : t 5)
« A Sextus Julius Lucanus, duumvir sacerdotal de la cité des Ségusia ^Tittius, Cocillus, Arda, Cettinus, Casurinus, Atticus, appariteurs affranchis’— (De Boissieu, Inscr. ant. de Lyon, c. m.) , aVe
Les mots « cité des Ségusiaves » désignaient, bien entendu, le peuple ség uS