Le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 361
Tel était, d'après César, l’aspect général que présentaient les* r *bus de la Gaule. Le peuple n’ avait pour ainsi dire pas d’existenceP r °pre. Courbé sous le joug d’une double puissance militaire etre Hgieuse, il ne prenait aucune part à la vie publique. Sa condi-*' 10n était presque celle des esclaves.
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Les Ségusiaves étaient l’une des soixante peuplades de la
Laula Chevelue et l’une des vingt-trois tribus de l’ancienne
Celtique ou Lyonnaise. Ils appartenaient à la clientèle des
■'Ldues (1) ; car les petits et les faibles, à ces époques de guerres
P er nianentes, étaient absolument obligés pour vivre de se mettre4 1 •
la suite et presque en servage chez les puissants et les forts.
La Ségusiavie occupait à très peu près toute la portion de l’an-
Clen diocèse de Lyon située sur la rive droite de la Saône, et une
P e tite partie de celle qui est située sur la rive gauche. César dit
ltri plicitement qu’elle était limitrophe de la province romaine (2).
n s’aidant des textes de César, de Strabon et de Ptolémée, il£sf
assez facile de retrouver la configuration et les limites exactesCe petit pays, borné à l’Est par le cours du Rhône et de laa °ne, à l’Ouest par la haute chaîne des montagnes de l’Auvergne,au Nord par le territoire des Ædues, au Sud par celui des Allo-r °ges (3) . L e nom Je la peuplade a été altéré dans la plupart desnian uscrits des géographes classiques (4) ; mais il a pu être rétabli
deT CeS ' ce concerne l es moeurs, les usages, l’armement et l’organisationa Gaule Chevelue à l’époque de la conquête. Paris, Plon, 1865.
\ ) Imperant Æduis, atque eorum clientibus, Segusiavis, Ambircivetis, etc.
^ s -i Bell. Gall., 1 . VII, lxxv.)
] -déduis Segusiavisque, qui sunt finitimi provinciœ. (Cæs., Bell. Gall.,
' VIï * LXIV.)
j.® s trab., 1. IV, c . ni. — Aug. Bernard, Mémoire sur les origines du Lyon-’ c - U. Soc. des antiq. de France, 1846.si a ■ conna ît les diverses variantes : Segusiavi, Secusiani, Secutiani, Sebu-y £ t ^' Sepusiani, Seccusiabbi, Ergosiavi, Eugasiavi, Ssyuutâvot, Zaïyyoaiâëoi,, lyyotTtàvoi. ’ErovaiàvTot, Tsyovffiâvoi, etc. — Voir les divers manuscritss Par Aug. Bernard, op. cit.
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