364 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
On le lit encore sur un remarquable débris d’inscription dont larestitution complète présente de certaines difficultés, mais qui nelaisse aucun doute cependant sur la désignation de la nationalitéségusiave, et est d’autant plus intéressante qu’elle paraît indiq uerla charge municipale d’un magistrat de la colonie, cuy^° rurbis (1).
Citons encore une petite monnaie en argent bien connue d eSantiquaires et qui appartient aux derniers temps de l’autonoH> iegauloise. Sur l’une des faces est gravé un génie quelconque, surl’autre une figure imberbe et casquée représentant, ainsi q uele dit la légende, la divinité topique SeGVSIA (2). Était-ce l adéesse protectrice, salutaris, des Ségusiaves ou une Minervemedica, ou bien encore le buste de Segvsiavvs, héros local ép°nyme de la tribu ? Ces différentes interprétations ont été admises-Toujours est-il que la mention de la peuplade ségusiave est trèsclairement indiquée.
L’ethnique SegvS, plus ou moins altéré, se lit sur les quatr ebornes milliaires de la petite ville de Feurs, qui fut jadis la cap 1 2 3taie du Forez, avec la mention de l'affranchissement de la natm 11ségusiave, CiviTAS Segvs LIBERA (3). On sait, en effet, que ' eS
(1) Il OS FE II
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que l’on peut lire de la manière suivante :
(Er)os Fe{lic)ius ur{bis) curat{or) ( Se)gusiavis n{obiiis mé)morice {P e ) tr ^Gemin(io ) Marc(o ) Marc(iano ) 1 etc. — (Restitution de De Boissieu, Inscr. 'Lyon, op. cit .) .
(2) Légende de la médaille : segvsiav s, que l'on doit lire : Segu> sîCl${alutaris).
Voir Spon, Miscell. erud. ant 109. Lyon, 1685.
De Boissieu, Inscr. ant. de Lyon, op. cit.
A. Bernard, Origines du Lyonnais, op. cit.
(3) Voir le texte de ces inscriptions lapidaires dans le mémoire de M. A*