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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 365

S%usiaves furent soustraits par les Romains au patronage deleu rs puissants voisins les Ædues et déclarés libres. Libertérelative, bien entendu, et même tout à fait fictive; car, en rom-P an t ainsi les liens de la confédération, quelque relâchés qu’ilsfus sent, quelque indépendants et antipathiques même que pussent^re les uns vis-à-vis des autres tous les éléments de la GauleChevelue, les différentes fractions de la grande famille gauloiseSe démembraient et se livraient sans défense à leurs vainqueurs.Leur seule force était dans le groupement, les plus faibles faisantNaturellement partie de la clientèle des plus forts. La perte de cePatronage et l’affranchissement nominal dont on les décorait offi-c ‘ellement consacrèrent en réalité la destruction de leur nationaliténe furent, au demeurant, qu’une servitude déguisée et unRangement de domination (i).

VII

l’

ancienne Ségusiavie correspondait donc à peu près aux deux

Provinces du Lyonnais et du Forez. Mais Lyon n’était pasenc °re la ville importante du pays. Peut-être même n’existait-elleP as encore à l’état de ville réellement constituée. César, quiavait parcouru toute la région dans tous les sens et qui connaissaitParfaitement le confluent du Rhône et de la Saône, ne fait aucuneMention de l’oppidum qui existait déjà depuis plusieurs siècles®Nr la colline de Fourvières, ni de l’emporium situe dans les îles,et sur lequel devait s’asseoir plus tard la ville du moyen âge. Af’origine de notre ère, la future métropole des Gaules n'était donc^’un bourg médiocre, et les géographes classiques ne paraissentPas l’avoir connue.

Les deux seules villes citées par Ptolémée dans la Ségusiavieaient Roanne et Feurs (2). Cette dernière surtout avait une

6ard . déjà cité, sur les Origines du Lyonnais. — Cf. Dë Boissieu, Inscriptionsétiques de Lyon, pass.

b) De Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, op. cit.

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