le CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE.
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Mausolée d’Hadrien à Rome, devenu depuis le château Saint-Ange.
L e marbre de l’inscription rapporte d’une manière indéniable^ Ue Ce fut Plancus qui conduisit en Gaule les colonies de Lugdu-nu m (Lyon) et de Raurica (Augst, près de Bâle).
Lyon fut donc ce qu’on appelait une colonia deducta ou une^ductio. Ce ne fut même, à son origine, qu’une colonie au second^ e S f é; car elle était formée de colons romains, probablement assezP eu nombreux dans le principe, expulsés de leur premier postec °Ionial, qui était Vienne. Le territoire de la colonie de Lyon futailleurs assez restreint dans les premières années, entouré comme1 1 était de tous côtés par la « cité libre des Ségusiaves », civitasera Segusiavorum, qui avait une véritable autonomie, uneOr ganisation reconnue et des magistrats distincts (i).
Le triumvir Marc-Antoine gouvernait alors la Gaule ; et sanil nation, qui s’y exerçait d’une manière à peu près absolue,P a rait y avoir laissé une empreinte assez durable. Cent ans plus| ar d, Sénèque, parlant de l’empereur Claude, originaire de Lyon,^ a Ppelait Marci municeps (2). Sidoine Apollinaire, qui habitaity°n au cinquième siècle, raconte que, de son temps, le souvenirU friumvir s’était conservé dans la ville et dans les campagnesv °*sines (3). Parmi les nombreuses monnaies d’or et d’argent^ises par l’atelier monétaire de Lugdunum, qui était, d’après^-rabon, en pleine activité au premier siècle de notre ère (4), une^ es plus anciennes est un quinaire frappé au nom d’Antoine. OnCon naît deux variétés de cette pièce curieuse sortie de l’hôtel desrtl ° tln aies de Lugdunum, presque immédiatement après l’autono-11116 gauloise, et qu’on doit considérer, dès lors, comme de précieuses^dailles de fondation. Sur l’une et sur l’autre, l’avers représente
b) E. Desjardins, Géographie de la Gaule romaine, I, III, ch. 11, 2.
2 ) Sen., Apokolokyntose, VI.
' 3 ) . nomine pagi
Quod posuit nostris ipse triumvir agris.
(Sid. Apoll., Carm. XVII, v, 17, 18.)
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(Strab., Géogr., IV, in, 2.)