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Tome premier.
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LE CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 383

le nom de l’empereur fut gravé sur plusieurs tuyaux en plomb1 aqueduc (1).

La canalisation des eaux du Mont-Pilat est, sans contredit, lePlas complet de tous les ouvrages du même genre qui existent enG aule, et est comparable aux plus beaux aqueducs construits enEspagne, en Sicile, en Italie, à Rome même.

L est intéressant d’en donner une description au moins som-maire,

La prise d’eau était à une demi-lieue environ au-dessus de Saint-Ci

n arnond,dans la rivière du Gier, à l’altitude de 380 mètres (2). Paru ae série de souterrains et de ponts dont on retrouve des vestigesassez importants, le canal franchissait les contreforts et lesra vins du Janon et du Langanon; il passait ensuite en tunnel au-^ssous de l’ancien château de Saint-Chamond, gagnait Cellieu etLhagnon, traversait la vallée profonde de Pouillet sur un pont àSl phon de treize arcades qui portait huit tuyaux en plomb, etS en gageait ensuite en souterrain pour déboucher à Saint-Geniès-er renoire. Puis, il franchissait successivement le vallon de Saint-^artin-la-Plaine sur un pont de dix arcades, les ravins du Bozan-ǰ n et de Bissieux, se développait au-dessous de Saint-Maurice-SUr ~Dargoire, passait à Jurieu, aux Combes, à la Condamine, et® Ul vait, jusque près de Mornant, la route actuelle de Saint-Étiennea Lyon. On en retrouve plus loin de nombreux vestiges à l’Est de°ucieu. Là, il débouchait en souterrain et traversait la vallée aurri °yen de soixante et onze arcades de 485 mètres de longueur*-°tale et de 17 mètres de hauteur, dont neuf sont encore debout,

" L a ‘ vu moi-même et j’ai été surpris de voir, dans la seule propriété d'unIls lCu ^ er > à Fourvières, vingt ou trente de ces tuyaux qu’on venait d’y déterrer.

P^ u P art quinze à vingt pieds de long, et ils paraissaient tous avoirpar ^° Ur P a * a * s l’empereur Claude, au nom duquel ils étaient marqués, Ces initiales .* T/. Cl. Caes. » (De Colonja, Ilist, liitêr. de la ville de Lyon , I.y ” n ’ O28.)

Us 6S tu ^ aux ne sont P as venus jusqu’à nous. Les seuls que l’on possède portent?°nt n ° mS ^ GS ouvr ^ ers ou fondeurs de l’industrie lyonnaise au premier siècle etcollection antique du Palais des Arts. (Voir leur description dans°i$sieu, Inscriptions antiques de Lyon, c. x.)e a ' Gasparin, Reconnaissance de Vaqueduc romain qui amenait à Lyon lesx de la vallée du Gier . Lyon, 1855.