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Tome premier.
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382 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.

liciens et ne connaissaient aucun moyen pratique pour élever degrandes masses d’eau.

Il fallut donc recourir aux rivières ou aux sources situées à unniveau plus élevé, et par conséquent à d’assez grandes distances^

Les plus rapprochées étaient celles qui naissent à une vingtainede kilomètres dans le massif du Mont-d’Or. L’aqueduc du Mont-d'Or fut donc le premier en date; et, bien qu’on n’ait pas de don-nées précises sur l’époque exacte de sa construction , on croitpouvoir l’attribuer au triumvir Antoine lui-même, dès les p re "miers jours de la colonie.

Il ne tarda pas à être tout à fait insuffisant; et, sous le règn ed’Auguste, Agrippa et Drusus firent exécuter un deuxième aq ue "duc d’un développement double du précédent. C’est l'aqueduc

de la Brevenne ou de Montmorant. La prise d’eau se trouvait

le

dans le vallon étroit et escarpé de l'Orgeolle. On capta surparcours différentes sources importantes, qui portent aujourd h ulles noms de sources du Rossand, de la Barge, du Geai, de Sotiz° net de Valfrey. L’aqueduc traversait ensuite, par un beau pont àsiphon de 200 mètres de développement, le vallon de Salvagn}»près de la route de Tarare, passait sur les territoires de Vaugne-ray, de Grézieux et de Craponne, et venait déboucher surplateau de Saint-Irénée, après un parcours de près d’une quarantaine de kilomètres.

La ville grandissait toujours. Les eaux du Mont-d'Or et cieBrevenne n’arrivaient, d’ailleurs, sur le coteau qu’à la hauteur dupalais des empereurs qui occupait l’emplacement de l’hosp lceactuel de l’Antiquaille. Des constructions fort importantes, u11théâtre, de somptueuses habitations, des villas, des jardin 5avaient remplacé les premiers édifices de la colonie de Plancus-

Toute la colline était peuplée, et il fallut amener au point culn’ 1

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nant de nouvelles eaux. Le massif du Mont-Pilat, qui dominevallée du Gier, bien qu’éloigné de plus de cinquante kilomètre 5 ’parut seul pouvoir fournir le nouveau volume nécessaire. L’entreprise était considérable, difficile, coûteuse, mais non au-dessus dela fortune de Lyon, alors à son apogée. Ce fut l’œuvre de Claudei