386 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE QUATRIÈME.
d’ingénieur, un u service moyen » pour les quartiers établis ami-côte; — le dernier, l’aqueduc, du Rhône, qui venait déboucherun peu au-dessus de la place des Terreaux , sur la rive gauchela Saône, représentant le « bas service » ; le plus importa 11 *-’l’aqueduc du Mont-Pilat, constituant le « haut service » et aliin entant le plateau et la colline de Fourvières (i).
Toutes ces eaux, d’ailleurs, étaient recueillies dans les basquartiers de la ville et utilisées pour les fontaines, pour les édifi ceSpublics ou privés, et surtout pour les thermes.
On peut très bien admettre que le débit total de ces diverse 5canalisations atteignait près de 100,000 mètres cubes par j° ur ’mais les aqueducs sont trop ruinés pour qu’on puisse les recoastituer avec une entière certitude; et on ne peut donner p° urles différents volumes d’eau qu’ils débitaient que des chiffres unpeu douteux. Il est, d’autre part, assez difficile d’être exactement fixé sur la population sédentaire de Lyon à l’époq ueromaine; mais il est peu probable qu’elle ait dépassé 80,000 o u100,000 âmes.
En admettant ces chiffres, qui ne paraissent pas s’éloigner t r0 Pde la vérité, on voit que la distribution fournissait i, o0 °1,200 litres par jour et par habitant (2).
(1) A. Dumont, Les eaux de Lyon et de Paris, ch. 11. Paris, 1862.
(2) D'après une publication récente (Gabut, Les eaux de Lyon soUS ^ 0 .
Romains, Lyon, 1880}, citée par M. Allmer dans ses savantes études arcgiques et épigraphiques sur Lyon à l'époque romaine ( Musée de Lyon ; Inscrit,antiques, Lyon, 1889; Antiquités découvertes à Trion en 1885, 1886 et anrement, Lyon, 1887-1888), le volume total des eaux amenées sur le plate 311Fourvières où se trouve la ville romaine aurait été de 75,000 mètres cube s24 heures, savoir : ^5,
Par l’aqueduc de Pilât. 20,000 mètres c
Par l'aqueduc de la Brévenne. 25,000
Par l’aqueduc du Mont-d’Or. 15,000
Par l’aqueduc de Craponne. 15,000
Total . 75,000 " yen
L’aqueduc de Miribel, qui prenait directement les eaux du Rhône au ^d'une dérivation établie dans le fleuve à 13 kilomètres environ en am° eLyon, ne les conduisait pas à la ville romaine, mais seulement dans le ^°^ c denational des Trois Gaules, au pied de la côte Saint-Sébastien. « L’aque ^
Miribel était à double voie, mesurant chacune de 2 m ,40 à 2 m ,50 de hauteur,