I-E CONFLUENT DU RHONE ET DE LA SAONE. 387
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Cette énorme quantité d’eau n’a rien qui doive surprendredans le monde romain et sous l’empire. L’eau était, à cettee P°que, le plus grand luxe de la vie. Il ne s’agissait pas seule-men t de pourvoir à l’alimentation, aux usages domestiques, àassa inissement et à l’embellissement des grandes villes. LaS ra nde consommation se faisait dans les thermes.
L’usage ou plutôt l’abus des bains, et surtout des bains chauds,mu ltiples [ prolongés et accompagnés de toutes sortes d’accessoiresdans le détail desquels il est difficile d’entrer, est une des particu-ar hés les plus caractéristiques des mœurs romaines à partir duPremier siècle. Les Grecs n’employaient les bains que pour sefraîchir et se réconforter après le travail corporel. Déjà, àe P°que homérique, ils pratiquaient les bains chauds. L’utilité duain > surtout avant le repas, était reconnue, et son usage recom-^ftdé. Mais ces bains, en général courts et seulement hygié-^ues, n’étaient le plus souvent que le complément des exercices^’olents auxquels ils se livraient dans leurs gymnases. La course,Sau t, la lutte, le jeu du disque et celui du javelot étaient lesCln( î exercices pour ainsi dire classiques, qu’on appelait le pen-* a *-hle, pentathlon, tovtkôXqv, auxquels on adjoignit bientôt lecom-
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déb'^ ^ im, 9° de largeur; sa pente était de 14 centimètres par kilomètre, et il^5 0^*" * >ar c ^ acune de ses deux v °l es » à un mètre d’eau sur le radier,c ub°°° m ^ res cubes par 24 heures, et par ses deux voies à la fois 130,000 mètresau t^ S ' n (Gabut, op. cit.) Le débit aurait même pu être, d’après le mêmeg. Ur > de 200,000 mètres cubes.
a 1 0n y ajoute l’aqueduc de Cordieu, dont les vestiges étaient encore assezSa’ fen ^ s du temps de Colonia et de Menestrier, et qui prenait les eaux dee 'Croix pour les amener par la Boucle, au pied du plateau de la Croix-v ers le Jardin des Plantes où l’on est d’accord pour reconnaître aujour-GKy 11 ^ em Pl acemen t de l’ancien amphithéâtre des Trois Gaules (Martin-Daussi-SUt l >am Phithéâtr e , Lyon, 1863), on voit que le volume total desen ^menées à Lyon aurait été de 300,000 mètres cubes par 24 heures. Mêmed 0r ^ U PP° san t que ces eaux auraient servi à alimenter des jardins situés dans le
et d’Au
, lrie sacré de la Confédération Gauloise, autour du célèbre autel de Rome
guste, il est permis de regarder ces chiffres comme très exagérés.